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Le feu sous la peau - la critique

Gérard Kikoïne hors porno

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Quand Gérard Kikoïne décida de s’écarter du porno...

L’argument : Un étudiant introduit dans sa famille l’ami qui lui a permis de réussir ses études, un roi de la manigance qui va séduire puis détruire un à un chacun des membres de cette famille bien sous tous rapports.

Notre avis : Réalisateur mythique du X français (on lui doit notamment le très gros succès public Bourgeoise et ... pute (1982), Gérard Kikoïne décida après plus de 10 ans dans le X en 35mm de s’écarter du hard pour le soft. Lady Libertine avec Sophie Favier en 1983 marqua un essai peu concluant, réitéré en 1985 avec Le feu sous la peau avec la vedette de soap opera américain, Kevin Berndhardt. Il testa même le fantastique cheap avec Dr. Jekyll et Mr. Hyde et un Anthony Perkins un peu au bout du rouleau...
Dans Le feu sous la peau, à l’ambiance de téléfilm érotique typique des productions émergeant sur La 5 ou M6 dans les années 80, Kikoïne introduit un bellâtre mystérieux au charisme immédiat, un Américain bodybuildé (Bernhardt, donc, vu aussi plus tard dans Hellraiser 3) qui va séduire insidieusement, un à un, tous les membres d’une famille bourgeoise à des desseins peu avouables. Le thème éculé, déjà repris en 1984 dans Histoire d’O 2, donne lieu à une accumulation de scènes très osées sous une musique omniprésente, avec renfort de saxophone bon marché. On est dans les années 80.
L’intrus joue avec les membres de la famille ; ses jeux pervers (sodomie de la mère contre un cheval qu’elle masturbe en même temps, viol collectif dans des poubelles...) concrétise ainsi une vengeance familiale que l’on ne connaît que trop bien, mais l’embryon de critique sociale nous situe bien loin d’un Pasolini ou d’un Chabrol. Le film restera un plaisir coupable pour tous les bisseux que nous sommes.

Notes :

- Kevin Bernhardt jouait le rôle d’un prêtre qui brûlait d’amour pour l’impétueuse Sammy Jo dans Dynasty en 1989.
- Dans le rôle de la mère, Eva Czemerys, actrice franco- russe, est surtout connue pour des apparitions déshabillées dans des séries B italiennes comme Georgina la Nonne perverse en 1972 ou encore Le Député plait aux femmes.

Frédéric Mignard




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