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Le grand bazar - la critique

Gags en solde

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Sans être un chef d’oeuvre, cette comédie franchouillarde des Charlots propose un nombre conséquent de gags absurdes et burlesques, souvent très drôles.

L’argument : Quatre copains (les charlots) se retrouvent sans travail et décident d’aider un petit commerçant qui ne peut faire face à la concurrence que lui fait une grande surface.

Notre avis : Après le triomphe inattendu de ses deux premiers longs métrages mettant en scène les Charlots (Les bidasses en 1971 et Les fous du stade l’année suivante), le réalisateur Claude Zidi continue sur sa lancée avec cette nouvelle collaboration avec le groupe comique si décrié par les critiques. Partant d’une constatation sociologique - la naissance de la société de consommation à outrance - les auteurs reprennent à leur compte le bon sens populaire en se faisant les défenseurs du petit commerce de proximité face aux hypermarchés qui fleurissent sur le territoire français depuis 1969. Avec une bonne dose de poujadisme, Zidi et ses compères se servent de cette fine trame narrative pour greffer un maximum de gags, soit totalement burlesques ou même carrément absurdes. Soyons honnêtes, la plupart sont très drôles et provoquent des rires francs et massifs, ce qui a permis au métrage de glaner près de 4 millions de spectateurs dans les salles obscures.
Si la réalisation de Zidi n’est guère enthousiasmante, il faut lui reconnaître une certaine efficacité immédiate dans l’exécution des gags, ici en abondance. Si tous ne font pas mouche, le quatuor signe tout de même une de leur meilleure performance, aidés en cela par un casting royal. Michel Galabru en fait des tonnes en petit commerçant au bord de la crise de nerfs, tandis que Michel Serrault est impeccable en directeur de centre commercial froid et odieux. Ceux qui recherchent de la finesse et du style passeront donc leur chemin, alors que les amateurs de grosse comédie franchouillarde et populaire se délecteront face à ce déluge de situations plus absurdes les unes que les autres. Malheureusement pour les Charlots, cette oeuvre marque la fin de leur inspiration comique - finalement très restreinte - et le reste de leur filmographie ne sera plus qu’un long cortège de nanars insauvables.

Virgile Dumez




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