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Durée : 1h21mn
Titre original : Allegheny uprising
Sens de la justice, de l’honneur et de la liberté : telles sont les valeurs défendues par ce Premier rebelle terriblement daté.
L’argument : Pennsylvanie, 1759. Le trappeur Jim Smith défend sa communauté des attaques des indiens. Il entre en conflit avec un militaire britannique intraitable qui encourage et protège, sans le savoir, des contrebandiers faisant commerce d’armes et d’alcool avec les indiens.
Notre avis : John Wayne vient tout juste de connaître un succès mémorable avec La chevauchée fantastique (1939) de John Ford lorsque le studio RKO lui propose le rôle principal de ce Premier rebelle (1939). Il retrouve ici sa partenaire du film précédent, Claire Trevor, plus que jamais effacée derrière la star naissante. Le métrage entier repose en effet sur les épaules d’un John Wayne incarnant une figure typiquement américaine : celle de l’anarchiste réactionnaire. Poussé par son désir d’assurer la sécurité de ses compatriotes, le personnage qu’il incarne est prêt à braver les interdits imposés par les étrangers. Au nom de la liberté et du respect des lois ancestrales des habitants de la région, il prend les armes et se dresse contre l’injustice, incarnée ici par les Anglais, terribles colons qui ne comprennent pas les gens du cru.
Se battant contre tous ceux qui nuisent à sa petite communauté, le trappeur est bien l’incarnation d’un certain idéal américain. Individualiste forcené - il n’est pas facilement domptable, même par les femmes -, il combat pour l’honneur et la justice. Il ne cesse de protéger la vie humaine, mais ne trouve rien à redire lorsque les siens massacrent des indiens par vengeance. Ce pur produit hollywoodien, profondément irritant sur le plan idéologique, a été réalisé par William A. Seiter, artisan consciencieux ayant tourné plus d’une centaine de longs métrages au cours de sa très morne carrière. Il s’acquitte ici de sa tâche avec un certain talent, mais sans aucun génie. Ainsi, les quatre-vingt minutes du métrage paraîtront bien longues au spectateur d’aujourd’hui, malgré la belle prestation de George Sanders, toujours impeccable en séduisante ordure. Le premier rebelle est donc une œuvre sympathique, mais terriblement datée et à réserver aux inconditionnels de John Wayne.
Le DVD
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Le(s) supplément(s) à ne pas rater : L’unique bonus proposé est une présentation du film par Serge Bromberg. En quelques minutes, il replace le métrage dans son contexte et permet ainsi de mieux appréhender cette rareté, totalement oubliée aujourd’hui.
Image & son : Le point fort de cette édition vient de l’excellente qualité de l’image. Précise et quasiment dénuée de défauts, elle est exceptionnelle pour un film de cette époque. Le son mono de l’unique version originale sous-titrée est également d’une belle clarté. De quoi satisfaire pleinement les cinéphiles qui seront ravis de voir éditer une telle rareté.