Accueil > Les réalisateurs > H > Hafstrom, Mikaël > Le rite - la critique

Le rite - la critique

Anthony Hopkins cachetonne

- Durée : 1h52mn
- Titre original : The rite

Bondieuseries et possessions de pacotille au programme de ce thriller horrifique aux ficelles énormes !

L’argument : "Le Rite" suit la trajectoire d’un séminariste sceptique Michael Kovak, qui assiste à contrecoeur à des cours d’exorcisme au Vatican. A Rome, il rencontre un prêtre peu orthodoxe, le père Lucas, qui lui présente la face sombre de sa foi...

Notre avis : Amis de la subtilité, passez votre chemin. Mis en scène par Mikael Hafström, réalisateur du roublard Chambre 1408 et du détestable thriller domestique Dérapage, Le rite cumule à peu près toutes les tares du cinéma pompier. Acteur belle-gueule qui n’a aucune incarnation à l’écran, surtout dans le rôle d’un apprenti prêtre, effets sonores (bim bam boum, vive le 5.1 avec un grand bang !) et visuels systématiques, avec apparitions, flashs et cauchemars pas si oniriques que cela... On ne nous épargne rien dans cet énième récit d’exorcisme.
Situé à Rome (toutes les cartes postales de la ville viennent l’attester !), un jeune prêtre américain en proie au doute, est recommandé auprès d’un spécialiste de l’exorcisme, joué par Anthony Hopkins. Celui-ci, les unes après les autres, va démolir toutes les thèses scientifiques du jeune récalcitrant, la schizophrénie, la répression des traumatismes... en le confrontant à de vilaines entités diaboliques.
Depuis L’exorciste et son ambiance imparable (1973), les démons, pas bégueules, jurent, insultent, parlent chatte et bite comme au comptoir d’un bistrot et se contorsionnent jusqu’à s’en plier l’échine. Dans Le rite, tout est dans le titre, pourquoi se défaire de la tradition. Aussi, on croise également tous les compères du pote Belzébuth, de grosses blattes, une armée de félins, quelques crapauds et un mulet aux yeux possédés. Pas de doute, le mal imprègne la cité romaine et on ne parle pas ici de la corruption politique locale.
Dans ce déluge frustre de clichés maléfiques destinés à épouvanter la ménagère et les ados qui ont encore peur du noir (c’est que c’est tiré d’une histoire vraie, si, si), on s’ennuie fermement, d’autant que cela dure près de deux heures. 120 minutes pour finir avec un face à face bâclé entre l’apprenti exorciste et ce pauvre Anthony Hopkins, soudainement devenu figure du malin (pour exploiter encore sa mémorable participation au Silence des agneaux), et se voir asséner un discours religieux à deux balles. A voir les chiffres aux USA (33M$ au B.O), même les Américains n’y ont pas cru. Alors nous Français, avec notre taux d’athéisme soi-disant record en Europe...

La bande-annonce : ICI

Frédéric Mignard

Découvrez toute la BD avec

Bedeo.fr : bande dessinée

avoir-alire est édité par Bedeo.fr

Il n'y a pas encore d'avis pour ce film. Soyez le premier à proposer votre avis !

Votre avis