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Le séminaire (caméra café) - la critique

Par pitié, une pausssseeee café !

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Note moyenne des internautes :

L’espace détente s’invite à Paris pour un séminaire grotesque avec rebondissement social mal amené à la clé. "Beauf, beauf, beauf, are you looking for a bad time ?"

L’argument : C’est entre espoir et crainte que six employés de la société Geugène se rendent à Paris pour participer à un séminaire de motivation. Parmi eux, Hervé, délégué syndical duplice, et Jean-Claude, qui se décrit lui-même comme le roi de la vente. Pour Jean-Claude, ce séjour est l’occasion inespérée de reconquérir sa femme, qui l’a quitté avec enfants et bagages quand il a incendié leur pavillon pour toucher de l’argent des assurances. Flanqué d’Hervé, qui a tout de suite vu en l’assistante de leur coach une candidate à l’écart conjugal, Jean-Claude va quadriller la capitale à sa recherche et fera la preuve que les innocents peuvent parfois trouver une épingle dans une botte de foin. Tout irait presque normalement si Hervé ne faisait une découverte alarmante : le séminaire n’est qu’un prétexte à une évaluation masquée des personnels en vue d’un redéploiement. Ce que tous traduisent par "plan social". Ils passent de la docilité à la révolte, retournant les acquis du séminaire contre leurs employeurs indélicats...

Notre avis : Les protagonistes provinciaux d’Espace détente, une blonde, un D.G. mesquin, un gay tapiola, une cruche enceinte, un syndicaliste intéressé, et un ringard queutard, sont conviés à un séminaire sur Paname. Soudain, le taux de beauf attitude explose sur la capitale, prise d’assaut par un souffle atomique de conneries et de clichés en tous genres, avec inclus, un détour par Pigalle et le Bois de Boulogne pour bien alourdir le truc.
Vous l’aurez vite compris, à l’image du premier volet de l’adaptation cinéma de Camera café, Le séminaire est une comédie laborieuse, basée sur la caricature extrême et nourrie à l’imagerie dégénérée du Français franchouillard. L’exercice aurait pu tout de fois être drôle si les auteurs du script avaient eu un minimum de recul par rapport aux personnages incarnés, mais non, faisant chair avec eux, Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h ont préféré se vautrer dans la farce grotesque, au lieu d’exploiter le rebondissement social de la dernière demi-heure.
A la fin, contrairement à La très très grande entreprise, la critique du systême tire vers le minable, tout simplement parce que l’infiltration du monde de l’entreprise par Solo et Le Bolloc’h est purement récréative. Nos deux compères semblent tout ignorer du divertissement cynique et farouchement politiquement incorrect, préférant la facililité commerciale du spectacle bien populaire sans subtilité. Une fois de plus ils sont responsables de l’un des moments de comédie les plus consternants de la décennie. Nous éviteront-ils le mauvais goût d’une nouvelle sequel ?

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© TFM Distribution
Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

> Le séminaire (caméra café) - la critique

Par roger w

Comment peut-on encore laisser tourner des comiques aussi médiocres que le duo pathétique qui a jadis enterré le Top 50. Venus de la télé poubelle, messieurs Solo et Bolloc’h feraient bien d’y retourner. Leur film est pitoyable en tout point.

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