L’apogée du spectaculaire nonsensique. De quoi consterner les plus terre-à-terre des spectateurs et divertir les amateurs de second degré couillu.
L’argument : Le transporteur est de retour ! Chauffeur temporaire d’un petit garçon qu’il doit conduire quotidiennement à l’école, Frank va vite se retrouver malgré lui au cœur d’un complot qui va le faire sortir de ses gonds. Kidnapping d’enfant, menace virale, crash d’avion et courses poursuites destructrices sont au programme des réjouissances.
Notre avis : Quand baston rime avec bonne action. Besson commence à avoir une sacrée expérience dans le domaine et nous offre des scènes toujours plus spectaculaires et des combats aux chorégraphies toujours plus impressionnantes. De quoi rendre jaloux les Américains en manque d’inspiration dans le domaine depuis un certain temps (elle est loin l’époque de la matrixmania). Mais bon, les scénarii du monsieur, écrits toujours à la chaîne sans grande conviction, ont de quoi inquiéter le moins exigeant des aficionados de bastonnades. Celui de cette suite n’échappe pas à la règle, il ne vaut pas un kopeck. Et pourtant, grande surprise, la pilule passe parfaitement, car on pénètre dans la sphère de la parodie (enfin, il vaut mieux l’espérer).
Impossible de prendre cette grosse production française tournée à Miami au sérieux, chacune de ses séquences offrant des délires spectaculaires d’une invraisemblance qui serait rédhibitoire dans une production lambda, mais dont on s’accommode ici parfaitement, Besson positionnant ouvertement ce mini blockbuster dans la catégorie du film de super héros. Son transporteur, au look au demeurant anecdotique, devient un homme extraordinaire à la Batman ou Spider-man, un être invincible, mais sans le costume qui va avec. Agrémentée de seconds rôles aussi fun qu’improbables, cette suite s’avère plus divertissante que l’originale. Louis Leterrier soigne le rythme et filme l’action avec tonus en évitant le montage hyper cut de certaines productions récentes (les premières scènes de Batman begins par exemple). Certainement pas un classique du genre, mais un bon divertissement estival. Aussi dispensable que conseillable en fonction de son humeur.

Le DVD
Le(s) supplément(s) à ne pas rater : Maigres bonus en dépit d’un film qui se prête parfaitement au décorticage minutieux de la production. Le making of (vingt-trois minutes seulement) est beaucoup trop bavard dans un premier temps - producteur, réalisateur et acteurs reviennent sur l’épaisseur du scénario et des personnages (sic !). On est plus accroché lorsqu’il aborde les scènes de cascades, de baston, et de gunfights. On retiendra l’accent anglais tout pourri de Berléand, incapable de prononcer son texte, les problèmes météo et d’interruption à cause d’un ouragan, et le professionnalisme de Jason Staham, bon bougre travailleur. Plus rare, un deuxième making of s’intéresse à la composition de la bande originale du film. Les musiciens semblent tellement satisfaits de leur résultat - à raison - qu’ils finissent par nous transmettre leur enthousiasme.
Image & son : Fox Pathé Europa sort l’artillerie lourde avec ce Transporteur 2 et livre un image d’une précision redoutable. Les teintes sont éclatantes ce qui parfois donne un résultat un peu lisse. Qu’importe, l’essentiel est préservé, c’est-à-dire une excellente compréhension qui assure une très bonne fluidité dans les scènes d’action. Côté son, optez pour la piste DTS qui dévaste tout sur son passage. Qu’il s’agisse du score, des effets sonores ou des dialogues, absolument tout pète pour notre plus grand bonheur.
Par chieffred
Je suis allé, j’ai vu et je me suis fendu la poire. Sans rire c’est la première fois que toute la salle se marre lors d’un film d’action où l’on est pas censé rire. Scénario : écrit par Besson, tout est dit... Réalisation : de bonnes idées mais parfois gachées comme le combat dans l’avion intéressant dans l’idée mais avec un découpage un peu trop frénétique. Acteurs : J Statham est parfait avec sa mine renfrogné et même s’il n’a pas besoin d’avoir un jeu très fin, il s’en tire pas mal. Amber Valetta, joue bien son rôle (...)