Fans de blockbuster bourrin, réjouissez-vous. Les autres, passez votre chemin.
L’argument : Une lourde menace pèse sur l’univers. Planète après planète, les féroces Necrommongers étendent leur empire, ne laissant aux populations conquises qu’une alternative : se convertir ou mourir. Et c’est ainsi que le plus improbable sauveur de la galaxie est tiré de son exil et appelé à la rescousse...
Notre avis : Dans Les chroniques de Riddick, suite de Pitch black, il y a une telle profusion d’éléments, de références mythologiques, de personnages, d’enjeux dramatiques, de musique et d’action, qu’on n’a pas le temps de s’ennuyer ni même de se poser de questions. Et c’est précisément là où le bât blesse : alors que le premier Pitch black, série B élégante et futée, jouait sur l’identité trouble du personnage de Riddick et suscitait l’angoisse par des subterfuges souvent subtils, la suite ressemble plus à un vulgaire péplum fantastique pour ados qui rappelle Dune (David Lynch, 1984), nous place à mille lieues du trouble généré par le premier volet et vise davantage l’emphase et la surenchère ostentatoire (plus de plus de plus). Sauf qu’à force de "plus", Twohy ne récolte que du "moins" : il annihile toute l’ambiance mystérieuse au profit d’un style pompier. Ainsi, malgré les effets spéciaux, malgré l’incontestable efficacité de cet objet, on reste insensible à cette débauche spectaculaire qui tente de concilier la fresque, le film d’action, la BD, le fantastique, la SF et le suspense sans arriver à donner un ensemble qui soit homogène, fluide et convaincant.
Les amateurs de divertissement bourrin auront toutes les raisons du monde d’être ravis. Mais les autres constateront avec tristesse que Twohy (le vrai cinéaste qu’on sait capable) est complètement passé à côté d’un formidable potentiel de départ. De fait, on préfère revoir Abîmes, son épatante série B sortie l’an passé, inestimable à côté de ce machin survolté et pesant...
Le DVD
Les suppléments : "Convenus" est le qualificatif qui colle le mieux aux bonus de ces Chroniques. Vin Diesel qui sert de guide dans les décors du film, on s’en fout. Les maigrichonnes six minutes autour des effets spéciaux nous laissent sur notre faim. Le module présenté par Toombs, le chasseur de primes crétin, est ridicule. Le guide virtuel des différents mondes et protagonistes est parfaitement inutile après avoir vu le film (à moins d’avoir roupillé). Enfin, les "Coulisses de Riddick" recèlent quelques anecdotes mais trop limitées pour sauver complètement l’ensemble.
La technique : Parfaite comme c’est souvent le cas chez Universal. Le sens du détail est poussé dans ses retranchements avec une image d’une pureté cristalline. Le son sollicite également le home cinéma grâce un mixage précis avec un point d’orgue : l’avalanche de feu sur la planète Crématoria.
Les détails techniques
Edition 1 DVD
Format image : 2.35
Format vidéo : 16/9 compatible 4/3
Audio : Dolby Digital français 5.1, anglais 5.1
Sous-titres : français, anglais
Chapitré
Couleur
Tous publics
Par alinea
Ce film aurait pu s’appeler : "se convertir ou mourir"... Vin Diesel en tueur sauvage est le pilier de ce film de science fiction qui dépote un max. Amoralité qui cache un gros coeur derrière de beaux muscles de ce héros qui ne parle pas bcp. Des décors grandeur nature et des cascades non doublées pour le loup solitaire traqué... il n’en fallait pas plus pour forcer mon admiration. Un univers baroque aux effets spéciaux bluffants, ce western intergalactique m’a captivée du début à la fin. Les images sont sublimes, les costumes originaux, l’imagination est reine et (...)
Par Jeds
L’année dernière, j’avais vu Pitch Black avec Vin Diesel (c’est d’ailleurs ce film sorti en 2000 ki l’avait révélé). J’avais bien aimé, alors je me suis dit, pourkoi pas ? Et de toute façon, c’était soit ça, soit Le Tour du Monde en 80 Jours, et franchement, voir la face de Mickael Youn, ça m’aurait foutu de sale humeur... Bref, je sors de ce film super content !! C’est pas aussi flippant que dans Pitch Black où on retrouvait pas mal de scènes à la Alien ; cette fois-ci, c’est plus une grande aventure (dont j’attend la (...)