Durée : 1h35mn
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Ce divertissement familial s’inscrit dans la tradition du conte pour enfants avec un certain talent visuel, même si l’originalité n’est pas au rendez-vous.
L’argument : Bienvenue à Timpelbach un petit village sans histoire. Enfin, sans histoire, pas tout à fait....
Car, depuis de nombreuses semaines, les enfants multiplient farces et mauvais coups. Les victimes sont bien sûr d’autres enfants... mais aussi et surtout, les parents.
À bout de nerfs, ceux-ci décident d’abandonner le village pour ce qu’ils pensent être une journée. Mais rien ne se passe comme prévu : sur le chemin du retour, ils sont faits prisonniers par des soldats.
A Timpelbach, cette nouvelle de village sans parents fait le bonheur d’Oscar et de sa bande de brutes !
Mais ce n’est pas le cas des quelques téméraires qui ont plutôt décidé de se ranger du côté de Manfred et Marianne pour reprendre le contrôle du village...
Notre avis : Les enfants chahuteurs ont décidément le vent en poupe depuis l’année dernière et le ratage mémorable de Big city. Heureusement pour Timpelbach, la parenté s’arrête là malgré un postulat de départ similaire. Ainsi, des parents excédés par leurs incontrolables bambins décident de leur donner une leçon en les abandonnant à leur sort. Dès lors, les gamins devront apprendre à s’organiser et à s’entraider. Mais là où Big city jouait la carte du mimétisme entre enfants et adultes, Timpelbach ne se laisse jamais aller à la facilité et préfère nous présenter des mômes dont la psychologie correspond bel et bien à leur âge. Si les adultes se résument souvent à de simples caricatures - la méchante maîtresse incarnée par la très drôle Armelle - leur progéniture bénéficie d’un traitement moins sommaire, si bien qu’on finit par s’attacher aux très nombreux personnages.
Doté d’une réalisation inspirée, d’une superbe photographie et d’effets spéciaux sympathiques (le lâcher de hamster est un grand moment), ce premier long métrage de Nicolas Bary s’inscrit dans toute une tradition du conte pour enfants. Par contre, on est en droit de regretter le manque d’originalité d’un projet qui semble reprendre les recettes d’Harry Potter, mélangées à l’univers visuel de Terry Gilliam, Tim Burton ou encore Jean-Pierre Jeunet. Il y a pires références, mais les ombres tutélaires des maîtres du cinéaste planent un peu trop sur l’ensemble du film pour être oubliées. Dans ce festival de gags et de situations cocasses, il convient de tirer notre chapeau envers le casting enfantin, particulièrement réussi. Raphaël Katz est convaincant en clone raté d’Harry Potter. Autre mention spéciale pour Léo Legrand, Julien Dubois, Florian Goutieras et Martin Jobert. Tous les enfants tirent grandement leur épingle du jeu et permettent de suivre avec plaisir ce conte à déguster de préférence en famille pendant les fêtes de Noël. Mais uniquement si vos enfants ont été sages !
