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Durée : 1h31mn
Une comédie qui débute de manière assez féroce avant de succomber aux sirènes du mélo à tendance beauf.
L’argument : Un week-end au vert avec vos meilleurs amis. Ceux qui vous aiment vraiment. Ceux en qui vous avez une confiance absolue. Ceux qui vous comprennent et vous disent toujours la vérité. Et surtout, ceux qui vous pourrissent sans savoir qu’ils ont appuyé sur la touche rappel de leur téléphone.

Notre avis : Premier long-métrage de Julien Rambaldi, Les meilleurs amis du monde se pare des attributs typiques de la comédie à la française afin de délivrer un message sur l’amitié et les liens affectifs entre les êtres. Débutant sous le signe de la franche rigolade, cette comédie s’appuie sur des personnages fortement caractérisés, à la lisière de la caricature : Marc Lavoine incarne un beauf qui tente de s’élever dans la hiérarchie sociale grâce à sa petite entreprise florissante, sa femme est une blonde un peu idiote qui évoque inévitablement la Yolande d’Un air de famille (gentille cruche qui a fait la gloire de Catherine Frot). Leur couple d’amis n’est pas en reste avec un Pierre-François Martin-Laval en looser lunaire et une Léa Drucker en femme déterminée et dynamique. Le week-end qui s’annonce est alors troublé par un quiproquo téléphonique qui met chaque personnage face à l’image qu’il renvoie aux autres.
Si la première heure est délibérément orientée vers un humour méchant (la vengeance du couple trahi par leurs meilleurs amis) ou franchement décalé (l’hilarante présence du lama vindicatif, véritable running gag à mourir de rire), la suite tombe dans tous les travers du mauvais mélo, à tendance beauf. Ainsi, l’initiale méchanceté ne débouche finalement que sur une apologie des liens amicaux et sur la réhabilitation de certains personnages, pourtant fort méprisables. Tout comme il y a un an la comédie familiale Tellement proches qui se fourvoyait lors de sa dernière demi-heure dans le pathos dégoulinant, Les meilleurs amis du monde s’abîme dans la médiocrité lors d’un dernier quart d’heure particulièrement mièvre et insupportable. C’est d’autant plus malheureux que les acteurs ne sont absolument pas en cause (ils sont tous excellents) et que la réalisation de Julien Rambaldi tenait plutôt bien la route. L’ensemble est donc tout juste fréquentable grâce à une première heure vraiment drôle. Le reste est franchement anecdotique.
