Durée : 1h45mn
Une comédie ensoleillée et détendue qui souffre toutefois d’un manque conséquent d’ambition. A conseiller uniquement aux spectateurs qui se languissent de la chaleur estivale.
L’argument : Nous avons quitté Cora, Nadine, Mathieu et son frère Louis, ceux que nous appelons dorénavant " Les randonneurs ", il y a dix ans en Corse.
Aujourd’hui, ils ont la quarantaine.
Ils sont toujours très liés et ont décidé de repartir une nouvelle fois en vacances ensemble, juste tous les quatre, comme avant.
La randonnée, il faut bien l’avouer, ça n’était pas vraiment leur truc. Mais à l’époque, c’était la mode des vacances sportives. Alors, ils avaient essayé.
Cet été, c’est décidé, ce sera Saint-Tropez. Après tout, qui n’y va pas une fois dans sa vie ?
Mais c’était sans compter qu’à Saint-Tropez, tout peut arriver. Même retrouver Eric, leur guide sur le GR20 Corse. Celui qu’ils s’étaient jurés de ne plus jamais fréquenter...
Sauf qu’Eric a évolué ; il a même beaucoup changé.
Et il a des arguments de poids pour endosser à nouveau le rôle du guide...
Notre avis : Saint-Tropez, terre de tous les fantasmes : Le gendarme de Saint-Tropez, Les branchés à Saint-Tropez, Le facteur de St-Tropez, Saint-Tropez interdit. Il s’en passe des choses là bas, surtout, visiblement, dans l’imaginaire des amateurs de séries B franchouilles des années 70 et 80. Pourtant, à voir le nouveau film de Philippe Harel qui surfe directement sur cette vague qu’on imaginait dégonflée à tout jamais, la folie d’antan est un peu passée. Sa réunion de randonneurs, toujours les mêmes (et c’est plutôt sympa de tous les retrouver), dans un cadre balnéaire de luxe, manque de folie, de strass, de bulles et de fesses. Pourtant Harel essaie désespérément de s’accrocher aux clichés locaux (yachts, soirées mondaines, call-girls, arnaqueurs) en y ajoutant sa dose de lieux communs populos (le rapport au prix, les embouteillages), mais la mayonnaise ne prend pas. Les personnages ne sont visiblement pas dans leur élément, bâillonnés par un script décevant et une mise en scène aux abonnés absents qui ne sait jamais exploiter le potentiel comique des situations. Reste donc des comédiens qu’on aime, une poignée de gags qui parfois font mouche et cette formidable envie de soleil qui nous gagne au fil de la projection. Vivement l’été, c’est moi qui vous le dit !
