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Les rubis du prince - la critique + test DVD

Elephant woman

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Décors fifties et troupeau d’éléphants au menu de ce récit d’aventure vieillot avec Barbara Stanwyck et Robert Ryan.

L’argument : Assassin présumé du prince birman, Jim Brecan, un aventurier américain, est pourchassé par les hommes du Sawbwa et par l’inspecteur Cardigan, représentant de la justice anglaise. Refugié dans la plantation de Gwen Moore, une propriétaire occidentale qui élève des éléphants, Brecan cherche à rester incognito...

Notre avis : Réalisé peu de temps avant La perle du Pacifique sud, l’un de ses films les plus notoires, Les rubis du prince Birman compte également parmi les plus mésestimés films d’Allan Dwan.
Dans la grande tradition du film d’aventure exotique hollywoodien, à l’image du Tigre du Bengale et du Tombeau Hindou, cette production RKO essaie de faire revivre la Birmanie dans des décors de pacotille avec tous les clichés inhérents au genre. Barbara Stanwyck élève des éléphants dans sa luxueuse propriété coloniale perdue dans la jungle ; elle vit une romance difficile avec un mystérieux étranger traqué par les hommes d’un prince birman qui l’accuse d’avoir assassiné son fils. Entre les apparitions furtives de panthères pour l’apport d’exotisme et les coups de feu sans conviction tirés par les protagonistes, dont Stanwyck, qui avait déjà le gros de sa brillante carrière cinématographique bien derrière elle, on s’ennuie quelque peu devant cette mascarade à bon marché.
Avec cette série B chiche en émotion et en budget, mais lourde dans ses charges musicales pompeuses, Allan Dwan signait effectivement l’une de ses œuvres les plus contestées. On ne le défendra pas.


Le DVD

Les suppléments

Comme sur les autres DVD du coffret Allan Dwan, on retrouve ici un morceau de la conversation que le cinéaste accorda à Peter Bogdanovich dans les années 70. Il s’agit ici de 9mn toujours très instructives sur les méthodes de Dwan, visiblement peu concerné par les problèmes de préproduction. Les deux réalisateurs évoquent notamment Les rubis du prince birman et notamment ses décors et le format large de l’écran auquel Dwan a dû se familiariser à contre-coeur sur ce film.
Le DVD propose également la très rare bande annonce originale.

Image

L’éditeur annonce que la restauration s’est faite dans des conditions difficiles en raison de la pauvre condition des matériaux de départ. Le résultat est propre, mais manque particulièrement de netteté. Le flou domine sur tout le visionnage du film.

Son

La piste mono souffre d’un bruit de fond quand on pousse le volume un peu trop fort. Les voix sont toutefois relativement claires et ne souffrent pas trop d’étouffement.

Frédéric Mignard