Durée : 1h40mn
Les affiches du film
Pour en savoir plus sur Olga Kurylenko
Adaptation sans âme et sans épaisseur du jeu vidéo éponyme, Max Payne ne peut même pas compter sur l’action pour remplir ses cartouches. Le blockbuster limite tout de même la casse grâce à une esthétique soignée.
L’argument : De nos jours, Max Payne, un flic aux méthodes musclées, décide de quitter son travail pour s’occuper de sa famille. Malheureusement, le jour de son départ, sa femme et son bébé sont sauvagement assassinés. Max décide donc de revenir aux affaires, et n’a plus rien à perdre...
Notre avis : Alors qu’un troisième volet des tribulations sanglantes du flic tragique et dépressif à la gâchette si facile (c’est qu’on a assassiné sa femme et son enfant à ce pauvre Max) devrait sortir en jeu vidéo en 2009, voilà que débarque la très attendue adaptation cinéma, avec Mark Wahlberg en tête d’affiche. Malheureusement, le nom de John Moore à la réalisation (Le vol du Phoenix ou 666, La malédiction) pesait lourd sur les espoirs d’un sommet de noirceur psychologique propre aux films de super-héros contemporains. Malheureusement, les doutes sont avérés.
Dans un univers visuel, somme toute puissant, mais irrémédiablement factice, Moore prend le drame humain du double assassinat comme étant l’essentiel de la tragédie de son héros vengeur, incapable d’exister en dehors de ce dessein, sûrement suffisant pour animer un personnage 3-D sur une console, mais toujours léger pour creuser les souffrances d’une figure humaine au cinéma. Le personnage est happé, sans aucune surprise, dans des effets d’ombre, de plongées et de contre-plongées dantesques. On assiste à un déploiement vertigineux de tics clippesques entre l’univers de Sin city, pour le bon, et Constantine pour le moins bon.
Alors que la déchirure de notre Max en peine est au centre de l’intrigue, le cinéaste fait de son mieux pour définir sa douleur à coups de pinceaux grossiers, mais ne s’approche jamais de la désespérance du flic anéanti. La faute au style qui se contemple plus qu’il ne nourrit le contenu, à une direction d’acteurs sommaire (Wahlberg, pourtant toujours aussi sympa, étonne encore dans la fadeur) et à une absence d’intensité dramatique, notamment lors des séquences dites d’action.
Aussi, il devient difficile de se laisser envahir par la moindre émotion à part, peut-être, celle de l’ennui, alors que le spectaculaire est minimisé et que la violence est édulcorée. Au final, Max le petit joueur, risque de ne pas menacer grand monde si ce n’est un box office mollasson qui aurait bien besoin d’un peu plus de vigueur et d’éclats pour faire gonfler ses chiffres.
Le DVD

Une belle édition d’un film très dispensable.
Les suppléments
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On sent que la modeste performance du film en salle a précipité la création du DVD. Celui-ci ne propose qu’un making of d’environ une heure, scindé en deux parties de manière arbitraire. Pas franchement passionnant et un peu longuet, le documentaire a au moins le mérite d’échapper au tout promotionnel. John Moore est même d’une franchise étonnante, à la limite de la vulgarité, face à une production qui semble bien chaotique. S’ensuit un roman graphique animé d’environ un quart d’heure, à réserver toutefois aux fans purs et durs. On peut s’étonner de l’absence de la bande-annonce.
Image
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Elle donne entière satisfaction dans les limites du support DVD. On n’ose guère imaginer la beauté du Blu-ray.
Son
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La version originale 5.1 est un véritable modèle de puissance et d’équilibre. La piste française 5.1 paraît, quant à elle, très efficace, mais légèrement plus étouffée au niveau des ambiances.
Max Payne cartonne au box office américain
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Par roger w
Magnifique sur le plan esthétique, ce nouveau film du bras cassé John Moore - que des navets au compteur - est légèrement meilleur qu’à l’accoutumée, mais laisse toutefois rêveur. On se prend durant la projection à se dire ce qu’aurait pu donner un tel scénario dans les mains d’un vrai cinéaste. Ici, tout paraît routinier et si on suit cette affaire sans déplaisir, c’est également sans passion puisqu’on devine tous les rebondissements vingt minutes avant qu’ils n’arrivent. Le tout est froid et désincarné. (...)