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Mesrine : l’ennemi public n°1, la critique

Il suffira d’insignes

Note moyenne des internautes :

Sacrifiant la psychologie à l’action, ce second volet gagne en efficacité ce qu’il perd en finesse. Il demeure toutefois l’un des meilleurs thrillers français de ces dernières années grâce à l’interprétation magistrale de Vincent Cassel.

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L’argument : Les spectaculaires actions criminelles de Jacques Mesrine que les médias introniseront "Ennemi public n°1" et que toutes les polices de France traqueront sans répit jusqu’à sa mort.

Notre avis : Jean-François Richet prévenait dans sa note d’intention que les deux films du diptyque allaient être légèrement différents, l’un plus psychologique et l’autre plus tourné vers l’action. Le spectateur ressentira aussitôt cette différence de traitement dans la réalisation du cinéaste qui retrouve ici le style nerveux qui caractérisait ses œuvres précédentes. Si le premier opus laissait craindre au début une évolution vers un certain classicisme, cette deuxième partie balaie tous nos doutes et s’impose comme un véritable film d’action avec fusillades, braquages et évasions spectaculaires, filmées avec un savoir-faire typiquement hollywoodien. De quoi satisfaire tous les amateurs de cinéma gonflé à la testostérone.
Désormais une star du crime, Mesrine est décrit comme un monstre sacré qui garde son caractère entier tout en évoluant de plus en plus vers un anarchisme actif - et non théorique. Si le contexte des années de plomb est retracé grâce à des bandes d’actualité qui évoquent l’assassinat d’Aldo Moro en Italie ou encore les agissements de la bande à Baader en RFA, l’auteur ne s’apesantit pas trop sur l’aspect politique d’un homme simple dont la rébellion est davantage impulsive que mûrement réfléchie. Dans ce déluge d’événements sensationnels, les personnages secondaires ont un peu de mal à exister et leur psychologie passe souvent au second plan, éclipsés qu’ils sont par l’ogre Mesrine, incontestablement devenu un homme à la stature imposante. Le seul à vraiment s’imposer est François Besson, interprété avec talent par un Mathieu Amalric inquiétant.
Vincent Cassel, quant à lui, incarne jusque dans sa chair (avec une prise de poids d’une vingtaine de kilos) le truand auquel il donne une stature monumentale. Son interprétation restera à coup sûr comme l’une des plus marquantes de cette année (avec un César à la clé ?) tant il EST Mesrine. Rien que pour sa prestation, cette deuxième partie terriblement efficace se hisse parmi les meilleurs thrillers français de ces dernières années, tout en étant le meilleur film à ce jour de Jean-François Richet. Un grand moment à ne rater sous aucun prétexte.

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© Pathé Distribution
Virgile Dumez

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Les avis des internautes

 

> Mesrine : l’ennemi public n°1, la critique

Par Norman06

Un peu moins brillant que la première partie, ce volet pourra agacer par ses failles de scénario (les policiers et juges n’ont jamais été dépeints comme étant aussi abrutis) et son rythme moins soutenu. Les seconds rôles sont moins convaincants : Ludivine Sagnier n’égale pas Cécile de France, le numéro "marseillais" de Lanvin ne vaut pas la performance de Depardieu mais Georges Wilson est pétulant dans une apparition trop brève. Malgré ces réserves, le diptyque est d’un haut niveau et le dernier quart d’heure, qui boucle la boucle avec le début de la saga, est (...)

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