Michael Haneke

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Michael Haneke : jusqu’au bout

A l’image d’Isabelle Huppert se plantant sèchement un poignard dans la poitrine dans La pianiste, l’œuvre d’Haneke frappe au cœur.

Cinéaste de la violence et de l’horreur banalisée, Michael Haneke, réalisateur autrichien, explore les dérives de la société occidentale. Dans chacun de ses films, il confronte le spectateur à des drames monstrueux, sans toutefois montrer systématiquement le passage à l’acte. Il préfère explorer les ravages engendrés. Ses trois premiers films fonctionnent comme une trilogie, partant de trois faits divers : une famille bourgeoise sans histoire qui se retire brutalement de la vie sociale et s’autodétruit, un adolescent à la pointe des innovations vidéos qui tue sauvagement sa petite amie, enfin le meurtre aléatoire de clients d’une banque par un jeune étudiant. Dans Funny Games, présenté à Cannes en 1997, Haneke dénonce la fascination d’adolescents à la dérive pour la violence gratuite : le meurtre vécu comme une expérience ordinaire.
Chahuté en Autriche par la critique et la profession qui lui reprochent son jusqu’au-boutisme, Haneke s’est tourné ces dernières années vers la France. Si Code inconnu, enchevêtrement d’histoires dans lequel apparaît Juliette Binoche, ne remporte pas de prix à Cannes, La pianiste, également en compétition l’année suivante, offre la consécration à Haneke. Isabelle Huppert et Benoît Magimel décrochent deux prix d’interprétation, avec ce face-à-face éprouvant dans une Vienne grise et morne, filmée à la dérive, dans un univers sado-masochiste. Ils apparaissent à nouveau dans Le temps du loup, présenté en 2003 sur la Croisette. Michael Haneke, toujours préoccupé par l’état de la vie culturelle en Autriche, semble avoir trouvé un deuxième souffle dans l’Hexagone. C’est d’ailleurs sous la bannière de la France qu’il a présenté en 2005, à Cannes aussi (décidément, il devient incontournable, on ne va pas s’en plaindre), Caché, avec un nouveau couple formé de Juliette Binoche et Daniel Auteuil. En 2008, il tourne une version américaine de son Funny games en respectant l’original plan par plan.
En 2009, il revient sur le devant de la scène avec son premier film à caractère historique dont les accents bergmaniens ont séduit le jury du festival de Cannes. Il obtient ainsi la Palme d’Or 2009.

Filmographie

- Le septième continent (1989)
- Benny’s video (1992)
- 71 fragments d’une chronologie du hasard (1994)
- Funny games (1997)
- Code inconnu (2000)
- La pianiste (2001)
- Le temps du loup (2003)
- Caché (2005)
- Funny games US (2008)
- Le ruban blanc (Das weisse band, 2009)

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