Sortie du DVD : 2 février 2012
Film très étrange, mais plutôt fascinant, Mineurs 27 n’a fait qu’un petit tour en salles et devrait enfin prendre une revanche méritée en DVD.
L’argument : Vincent Descharnes est un flic de province à l’allure ordinaire. Il y a dix ans, il a enterré une sale affaire pour sauver sa peau. Wilson et Stan ont en commun leur passion pour Déborah mais aussi un lourd secret. Il y a dix ans, ils ont subi un traumatisme dont aucun enfant ne peut se remettre. Wilson veut oublier. Stan veut parler, sans savoir qu’il met alors en marche une terrible machination...
Le film :
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Sorti dans l’indifférence générale au mois de septembre 2011, Mineurs 27 méritait sans doute plus d’égards que cette carrière éclair. Certes, le long-métrage souffre indéniablement des aléas de sa production, mais on est en droit de reconnaître le courage d’une équipe qui est allée au bout de ses idées et de ses ambitions. Si le résultat est pour le moins étrange avec ses partis-pris esthétiques forts et son histoire racontée uniquement en creux, on peut saluer l’ambition d’un tel projet et l’investissement exceptionnel d’un jeune casting impeccable.
La critique complète : ICI
Les suppléments :
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Si la liste des suppléments n’est pas très imposante, on peut saluer l’intérêt et l’originalité de ce corpus qui accompagne judicieusement le film. On commence par un reportage de dix minutes qui se concentre sur les trois jeunes acteurs, leur parcours personnel, leur arrivée sur le projet, leur travail de préparation et leurs relations sur un tournage que tous évoquent avec émotion. On enchaîne avec un court entretien (3mn) avec Marie-Ange Casta qui parle de ses envies et de sa soeur Laëticia. Mais le module le plus intéressant est sans nul doute l’interview carrière absolument passionnante avec Jean-Hugues Anglade (15mn). Ce dernier se remémore ses glorieuses années 80 sans langue de bois et affronte également avec beaucoup de sincérité sa traversée du désert des années 2000. L’acteur y fait preuve d’une honnêteté rare. Outre la bande-annonce du film, le programme se referme avec la possibilité d’écouter l’intégralité de l’excellent score electro de Bo’Tox. C’est vraiment la cerise sur le gâteau.
Image :
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Le film ayant été tourné en 1.33, le format a été respecté ici et son aspect carré choque encore les rétines à l’heure du tout 16/9ème. Les éclairages étranges sont plutôt bien retranscrits, même si l’on reste légèrement déçu par le rendu général qui manque de contraste.
Son :
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Si le son (en 5.1) s’invite sur toutes les enceintes, y compris pour certains dialogues, on peut être étonné par la faiblesse de l’ensemble. Il vous faudra monter le son très haut pour pouvoir vous immerger totalement dans le film. Ce qui est d’autant plus frustrant lorsque l’on connaît le travail fourni par l’équipe pour donner une épaisseur sonore aux images.