Wes Craven sort ses griffes cet été avec son dernier avatar, un slasher pour adolescents en 3D. Très année 90 !
L’argument : Dans la petite ville de Riverton, la légende clame qu’un serial killer a juré de revenir assassiner les sept enfants nés la nuit où il est mort. Aujourd’hui, seize ans plus tard, de nouvelles personnes disparaissent. Le psychopathe s’est-il réincarné dans l’un des sept ados, ou a-t-il survécu à cette nuit où il fut laissé pour mort ?
Notre avis : Fond de tiroir estival, My soul to take a été réalisé par Wes Craven en 2009, lors de l’avènement de la 3D relief nouvelle génération. Un argument de vente, plus qu’un procédé réutilisé ici sans aucune raison. Le film est sorti aux USA le 8 octobre pour connaître l’un des plus lourds échecs de la carrière du cinéaste qui, pour s’en remettre, dut se tourner une fois de plus vers la franchise Scream avec un 4e numéro sorti en avril 2011...
On ne va pas tourner autour du pot, My Soul to take, DTV sur bien des marchés européens, n’est vraiment pas infréquentable et mériterait sûrement davantage d’égards, pour tous ceux du moins qui tiennent les années 90 dans leur coeur. Il s’agit d’un pur Craven, au croisement de son oeuvre, entre Les Griffes de la nuit (retour d’un croquemitaine qui vient hanter une génération postérieure à sa destruction), Scream (le consortium d’ados avec twists et sursauts gratuits) et même le notoire film de loup-garou Cursed, écrit par Kevin Williamson en 2005, pour le côté foireux de certaines scènes.
Ce slasher schizophrénique ne veut pas dévoiler sa trame trop facilement et on lui en saura gré : qui est le tueur ? Un gamin obsédé par une légende urbaine, le jeune ado héros du film né comme 6 autres le jour de la mort d’un tueur local, le psychopathe originel, une personnalité habitée par un double maléfique, totalement increvable, qui resurgirait d’entre les morts après avoir été flingué à répétition lors de la séquence d’ouverture qui suit le massacre de sa famille et de flics... La liste des prétendants au titre de monstre est longue ; elle tient plutôt bien en haleine alors que l’ambiance temporelle est un bel hommage au teen movies américains de ces 20 dernières années.
Bref, faute d’être miteuse, cette sortie estivale annonce de bonnes soirées vidéos en perspective, mais gare à la fin qui s’étire, ce n’est pas forcément ce qu’on a fait de mieux en la matière, là encore on retrouve bien la patte molle du maître de l’épouvante mineur qu’est Wes Craven.
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