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Nuit d’ivresse - la critique

Gueule de bois pour Balasko et Lhermitte

Note moyenne des internautes :


- Durée : 1h30mn

Adaptation ratée d’une pièce hilarante de Josiane Balasko et Michel Blanc.

L’argument : Frède, qui vient de sortir de prison, dort sur un banc de la gare de l’Est à Paris, en attendant son train. Des policiers la malmènent un peu et elle se réfugie dans un bar. Le seul consommateur à cette heure tardive est l’animateur de jeux télévisés Jacques Belin, qui arrose copieusement le prix de l’élégance et de la courtoisie qu’il vient de recevoir pour son émission. Ce soir, l’alcool aidant, ses manières policées ont disparu, et la rencontre avec Frède ne se fait pas dans la douceur. Il lui casse sa montre, elle lui vole son portefeuille. Le ton monte. Bon prince, Jacques finit tout de même par emmener Frède dans sa virée des grands ducs, sur le parking d’un supermarché d’abord, puis dans un bistrot turc et, enfin, à la soirée mondaine que donne son patron...

Notre avis : Au milieu des années 80, les anciens membres du Splendid étaient les rois du box-office français. En troupe, en duo, ou en solo, ils écumaient les comédies de l’époque qui faisaient pour la plupart grand bruit. Malheureusement, l’adaptation de Nuit d’ivresse, pièce hilarante de Josiane Balasko et de Michel Blanc, ne laissera pas un souvenir impérissable, malgré un petit million trois au box-office, alors considéré comme décevant au vu du potentiel de ses deux vedettes. C’est que l’adaptation, entièrement construite sur deux personnages, offrait en haut de l’affiche un couple de cinéma irrésistible : Josiane Balasko reprenait son rôle d’ancienne taularde, grande gueule, populaire et grotesque, et Thierry Lhermitte devenait Jacques Belin, le présentateur de télé cynique, incarné initialement par son pote Michel Blanc.
Avec une bande-originale mode des Rita Mitsouko, la dernière sensation du top 50, le duo sortait du succès de Marcia Baila, l’appui de Christian Fechner et de Gaumont à la distribution, cette première réalisation de Bernard Nauer manque de piment et d’audace pour développer les situations théâtrales d’une oeuvre forcément bavarde, marquée par une quasi unité de lieu. Les répliques cultes de la pièce même répétées à l’identique, ne font plus mouche à l’écran où l’on regrette une fadeur dans la réalisation et dans le ton, toujours un cran en-dessous de l’oeuvre d’origine.

Frédéric Mignard

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Les avis des internautes

 

Nuit d’ivresse - la critique

Par b.nauer

En tant que réalisateur, de ce film en particulier, je laisse toujours à tout spectateur le droit d’en penser ce qu’il veut ! Mais j’aime quand même bien que les critiques osent signer leurs articles... Je n’ajouterai à cet avis critique que deux précisions : arguer du nombre d’entrées (1 300 000 entrées ce qui est tout de même très respectable) pour démolir le film est une méthode particulièrement nulle ! D’autant... que c’est ignorer une partie de la réalité de l’époque. En effet, vous signalez que le film est sorti le 24 septembre (...)

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