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Paintball - la critique + test DVD

Game over

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- Format image : 2:35 - 16/9e compatible 4/3
- Disponible en DVD et en blu-ray
- Sortie vidéo : le 6 janvier 2010

Une ineptie scénaristique en provenance de Catalogne. Un vrai faux-pas pour le cinéma de genre espagnol.

L’argument : Les meilleurs joueurs de PAINTBALL au monde sont réunis sur un terrain clandestin. Divisés en deux équipes, ils doivent rejoindre au plus vite un point bien précis. Mais la partie dérape lorsque l’un des participants reçoit une vraie balle et meurt. Commence alors un jeu d’un genre nouveau et dont le but est simple : survivre !

Notre avis : On pensait l’industrie cinématographique espagnole au sommet dans la production de films de genre (Rec, L’orphelinat, Les proies), mais c’était oublier Paintball, un survival minuscule sorti en juillet dernier dans l’anonymat total dans les cinémas locaux. Cette petite production sur le pied de guerre, au croisement entre Wilderness, Dog soldiers et Les proies, mais aussi The Descent et surtout Battle royale, est un survival en tenue de combat mettant en scène dans une forêt catalane des joueurs de Paintball face à un tueur qui s’amuse avec de vraies balles. Dans leur combinaison de camouflage, dissimulés derrière de grosses lunettes, les personnages n’ont évidemment aucune existence psychologique et l’on se contrefiche dramatiquement de leur devenir aussi morbide soit-il. Alors, en bon amateur de suspenses forestiers (Délivrance, Survivance, Détour mortel, La dernière maison sur la gauche et des films précités), on essaie de se rattacher à l’efficacité de la mise en scène et l’inventivité des scènes de massacre, mais encore une fois la déception est de mise. La caméra à l’épaule joue la carte de la facilité et fatigue plus qu’elle n’attise la curiosité (n’est pas le Spielberg du Soldat Ryan qui veut !) et l’incroyable sobriété des meurtres (jamais gore, toujours hors-champ, ou vu à travers une caméra thermique, donc en négatif !) ne fait que nous détacher un peu plus de cette intrigue terne (un comble pour un thriller qui nous promettait des morts hautes en couleur). Ce n’est pas la révélation de la motivation du/des tueurs (au bout de 49 minutes) qui vient changer la donne, même si les dernières scènes, qui se concentrent sur une figure du jeu mortel, devenue héroïne malgré elle, offrent quelques bons moments. Au final, Paintball est un projet bancal de A jusqu’à Z, comme souvent pour des films entièrement bâtis sur un concept qui ne tient qu’à un titre.


Le DVD

Une belle édition pour un film qui ne méritait pas autant d’égards.

Les suppléments

Si on laisse le trailer de côté, le seul bonus proposé ici est un making-of de 26 minutes, donnant la parole au très jeune cinéaste, Daniel Benmayor, ou au producteur culte Julio Fernandez, le gourou de Filmax (Rec), ainsi qu’au casting international (britannique et espagnol). Un document jamais désagréable, qui s’inscrit dans les canons du making-of soigné où chacun déclame des banalités à la lisière de la featurette sans pour autant y tomber, grâce à des réflexions techniques, notamment sur les plans-séquences, plutôt captivantes.

Image

Du numérique un peu fauché sauvé par une édition de qualité qui amortit la très terne photographie du film. Souvent filmé dans l’obscurité ou la pénombre, Paintball s’en sort bien, grâce à des noirs profonds. Le grain sait se faire rare. La séquence d’intérieur finale bénéficie d’un intérêt esthétique plus élevé que les balades en forêt, et jouit d’un bon rendu.

Son

Wild Side incite à la version française en privilégiant notre langue pour le DTS. Le résultat est puissant, offrant une excellente spatialisation des effets des balles qui traversent violemment notre salon. Le film y gagne beaucoup dans son ambiance alors que la version stéréo en VF n’offre aucune accroche salvatrice au spectateur.
La version originale (en anglais, et non en espagnol) est proposée en 5.1 Dolby Digital. Elle est éminemment moins puissante que la VF DTS, mais plus équilibrée, notamment au niveau des dialogues.

Frédéric Mignard




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