Divertissement sympathique, Paris-Manhattan est une comédie romantique qui ne cherche pas son salut dans l’originalité, mais dans un hommage poignant au cinéma de Woody Allen. Pas mal du tout.
L’argument : Alice est jeune, belle et passionnée par son travail de pharmacienne. Seul problème, elle est toujours célibataire. Préférant se réfugier dans sa passion pour Woody Allen, elle résiste tant bien que mal à la pression de sa famille qui ne cherche qu’à la caser. Pourtant, sa rencontre avec Victor pourrait bien changer la donne…
Notre avis : Tout premier long-métrage de Sophie Lellouche, Paris-Manhattan arpente un genre aux codes bien établis. Prenez une jeune femme célibataire à l’esprit farfelu, jetez-lui dans les bras un homme revenu de toutes ses illusions et saupoudrez le tout en les plongeant au cœur d’une famille juive aussi extravagante qu’intrusive, et vous obtenez un plat que vous connaissez tous par cœur. Alors oui, on sait dès le début qu’Alice Taglioni finira dans les bras de Patrick Bruel et que tous les conflits familiaux seront résolus par un coup de baguette magique. Malgré l’absence d’originalité du concept, il faut bien avouer que l’on marche plutôt bien grâce à la crédibilité et à la complémentarité des acteurs. Le couple de comédie formé par Taglioni et Bruel fonctionne d’ailleurs plutôt bien, d’autant qu’ils sont épaulés par des partenaires chevronnés comme l’excellent Michel Aumont.
Malgré un manque patent de gags et de situations vraiment cocasses, Paris-Manhattan arrive à compenser ces lacunes par un hommage appuyé, mais profondément sincère, au cinéma de Woody Allen. Cerise sur le gâteau, le maître du cinéma indépendant américain vient nous rendre visite au détour d’une scène qui se trouve aussi être le point d’orgue du film. Sa simple présence suffit à effacer les quelques faiblesses d’écriture et la réalisation plutôt terne d’une comédie romantique finalement très sympathique. Parfait pour l’été, ce spectacle agréable et divertissant reçoit donc la mention passable, avec indulgence du jury.
