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Une adaptation de Stephen King propre aux années 80, avec des ados dans une petite bourgade américaine qui combattent un lycanthrope. Classique, mais non dénué de charme.
L’argument : Des meurtres sont perpétrés en série les nuits de pleine lune dans une petite bourgade tranquille des Etats-Unis. Une véritable psychose s’installe dans la ville. Le shérif décrète le couvre-feu. Marty, un jeune handicapé moteur qui passe le plus clair de son temps à se déplacer dans des engins fabriqués par son ivrogne d’oncle, est persuadé que le mystérieux meurtrier est un loup-garou !
Notre avis : Peut-être trop classique, Peur Bleue, premier film de Daniel Attias, cinéaste d’un jour qui allait finir dans la série télé (Beverly Hills, Melrose Place), était l’adaptation du roman L’année du loup-garou de Stephen King. Une déception au box-office américain (12M$ de recettes pour 7M$ de budget) et sur Paris 76.000 entrées malgré une sélection médiatisée à Avoriaz.
L’ambiance est typique des années 80, avec une bourgade du Maine, résidentielle à souhait, avec gamins à vélo (euh, aussi à fauteuil roulant, puisque le héros adolescent, joué par Corey Haim, est handicapé) et problèmes sociaux latents (fille-mère, alcoolos et grenouilles de bénitier accro à la religion)... On n’est pas très loin de E.T., Gremlins ou Ça,
ce dernier également écrit par le King. Attias soigne correctement l’ambiance enveloppant les séquences de nuit d’une belle brume traversée par une caméra subjective qui incarne la panique des habitants face à un tueur d’enfants, en fait un loup-garou de la paroisse, dont la particularité réside dans sa fonction le jour, à l’abri de la pleine lune...
Avec une musique trouble de Jay Chattaway rééditée dans les années 2000 en CD, le film ne manque pas de charme. Il révéla le jeune Corey Haim, vu par la suite dans Génération perdue, décédé prématurément en 2010, et l’on remarque aussi la participation de Gary Busey en oncle alcoolique et Everett McGill (Dune, la série Twin Peaks) en lycanthrope religieux.
A redécouvrir.