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Pink Floyd, the wall - la critique

Tout n’est pas rose pour Pink

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Note moyenne des internautes :

Un opéra rock visionnaire qui mêle harmonieusement délire visuel et musique déchirante. La déprime et le suicide sont au bout du couloir.

L’argument : Pink, une star du rock, s’enferme dans sa chambre d’hôtel durant une tournée. Particulièrement dépressif, il se souvient de son passé et commence à mélanger souvenirs réels et fantasmés au point de sombrer dans la folie.


Notre avis : En 1979, le quatuor anglais du Pink Floyd accouche d’un double album extraordinaire qui connaît un succès immédiat dans le monde entier. Les fans de la première heure sont en revanche déstabilisés par ces deux galettes qui privilégient les morceaux courts et chantés alors que le groupe est plutôt connu pour ses digressions musicales d’un quart d’heure. L’album marque ainsi la prise de pouvoir de Roger Waters (compositeur et bassiste) au sein d’un groupe en voie de dissolution.
Face au succès phénoménal, Roger Waters tient à concrétiser sa vision globale en mettant l’intégralité de l’opéra rock en images. Pari dans le vent puisque le monde découvre alors la puissance du clip vidéo. En 1982, le cinéaste Alan Parker se greffe au projet, aidé pour la partie animation par Gerald Scarfe. Dès lors commence un tournage mouvementé où les trois hommes, tous de notables égocentriques, ne cessent de se quereller. Leur affrontement permanent semble avoir servi le film puisque, chacun dans sa partie, a donné le meilleur de lui-même, faisant de Pink Floyd, The wall (1982) une œuvre majeure du début des années 80.
L’histoire développée par Roger Waters est bouleversante car d’une sincérité de chaque instant. Le compositeur revient sur la mort de son père lors de la Seconde Guerre mondiale et évoque son divorce avec l’énergie du désespoir.
L’ombre de Syd Barrett (membre fondateur du Floyd, devenu fou par consommation abusive de substances illicites) plane également sur ce personnage principal qui s’enferme dans sa propre folie. La métaphore du mur est sans nul doute la meilleure idée pour traiter du thème de la paranoïa et de la schizophrénie. Alan Parker parvient à sublimer le matériau d’origine en créant des images visionnaires qui frappent immédiatement l’esprit. Conscient de la radicalité de cette histoire, il n’hésite pas à plonger le spectateur dans un flot d’images violentes, excessives et totalement expressives. Il réussit un tour de force incroyable : il suit à la minute près l’album d’origine (pourtant très proche parfois de la musique concrète) et utilise pour cela une narration déstructurée. Il insère avec talent des passages magnifiquement animés par le génial illustrateur Gerald Scarfe et parvient à tirer du chanteur Bob Geldof une interprétation complètement hallucinée.
L’ensemble constitue un kaléidoscope d’images qui immerge le spectateur dans un univers maladif, suicidaire et régressif. La réussite est totale, si bien qu’il est impossible aujourd’hui d’écouter l’album sans avoir à l’esprit la transcription visuelle d’Alan Parker. Cette œuvre bouleversante peut être considérée comme une pierre angulaire dans la riche carrière du groupe anglais. Mais n’oublions pas que ce n’est qu’une brique de plus dans le mur !

La bande-annonce : ICI

Virgile Dumez


Les avis des internautes

 

> Pink Floyd, the wall

Par munin

Un immense film, que l’on soit fan des pink floyd ou non ! Des plans majistraux une mise en scène sans faille. Toute personne se disant cinéfile devrait avoir vu au moins une fois ce film. Il est déroutant, oppréssant et jouissif. Un chef(d’oeuvre incomparable, certainement ma plus grosse claque en mati-re de film !

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