Durée : 1h35mn
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Le blog Saw
Le film le plus consternant de l’année 2005. Du sadisme vicieusement efficace de l’original, ne reste que l’horreur gratuite. Laid, bruyant, creux, mal joué. Navrant. L’illustration par l’excellence du vieil adage : les suites, ça craint !
L’argument : Le tueur au puzzle est de retour. Toujours aussi sadique, il enferme cette fois-ci une demi-douzaine de victimes dans une maison hantée par ses soins. Parmi eux, le fils du gentil, un flic mal dans sa peau. Ça lui apprendra !
Notre avis : Au pénible visionnage de cette suite, on se demande encore comment on avait pu admettre la qualité du Saw original. Les tenants y étaient les mêmes : l’exploitation redoutablement tendancieuse du voyeurisme du spectateur, jusque dans ses retranchements les plus sadiques. Un exploit en soi, faire de la torture physique et morale un spectacle réjouissant. Beurk, quand on y repense, mais beurk, c’était bon. Avec Saw II, la mécanique se brise. Violemment.
Le petit jeu de massacre devient ici une entreprise de productivité. Pour faire dans l’originalité, on est allé pomper joyeusement chez Cube et... chez une bonne centaine de films de maison hantée. Entre quatre murs genre Loft story sponso par Noblet, on a placé une belle brochette d’abrutis, qui se jettent pieds en avant (c’est pratique) dans les pièges les plus infects. Pour que tout ça saigne (on est venu pour ça), on les a faits naturellement violents pour ces messieurs, et légèrement vêtues pour ces dames. Pour ne pas tuer le suspense dans son œuf, disons qu’ils sont tous repris de justice (oups !). Et (enfin !) que ça saigne, que ça crame, que ça pète de la cervelle, et que ça hurle à en devenir intenable (pour le spectateur).
Face à tant de cruauté gratuite, arrive rapidement une inévitable question : faut-il avoir l’esprit sain pour inventer pareil sadisme sur un fond vide de toute réflexion, vide de toute substance cinématographique ? Loin de nous l’envie de jouer les puritains. Pour saisir la nuance, regarder Audition, de Takashi Miike. Intenable, mais fort. Ici, le réalisateur, Darren Lynn Bousman (un nom prédestiné au grandes réalisations...), visiblement clipeur chez MTV dans une autre vie, tente de battre Tony Scott au concours de l’enchaînement zoom-ralenti-accéléré et à celui de la multiplication des filtres. C’est débile (ça c’était déjà dit), et en plus c’est moche et ça file la migraine. Beurk, bis.
Achevons la bête, vengeons-nous d’avoir dû la contempler deux heures durant. Car enfin les gentils sont eux aussi des abrutis. Un couple de flics sans saveur, à zolie casquette FBI, seulement capable de cogner dans les murs, et sur le méchant qui possède, lui, les seuls neurones de la bobine. Un méchant qui expose ici les raisons de sa cruauté. On se demande s’il faut les trouver gerbantes (elles aussi) ou si elles excitent le scénariste. Pour faire comme tout le monde, il y a aussi des twists dans Saw II, des retournements de situation plus bidon que ceux du Village de M. Night Shyamalan. Et à la fin... ah, y’aura un numéro trois. On vous aura prévenus. Pour ceux qui parlent anglais : I saw, please don’t !
Le DVD
Le(s) supplément(s) à ne pas rater : De nombreux bonus à intérêt plus que variable. La règle du jeu est un petit résumé inutile du film (tout le monde y va de son pitch). Un autre module s’attarde sur tous les pièges inventés pour cette séquelle (quatre en tout), de leur conception graphique à leur réalisation. Morceaux choisis évoque les effets spéciaux physiques, de la batte de baseball cloutée à l’œil qui pendouille, en passant par la gorge béante dégueulante de sang. Pour les inconditionnels de gore... Enfin, les commentaires audio du réalisateur et de ses acteurs relèvent un peu le niveau, avec quelques anecdotes sympathiques.
Image & son : Metropolitan offre une édition de toute beauté, au niveau formel s’entend. Ça virevolte dans tous les sens avec une fluidité rare. Le son, astucieusement mixé (les enceintes arrières sont largement sollicitées). Bref, on sursaute même si on ferme les yeux pour échapper aux flots d’hémoglobine.
Par Jeds
On reprend les mêmes et on recommence. Côté scénario : Bon et bien l’action se passe quelques temps après le premier film. On reconnaît certains personnages et la patte (perverse) du scénariste qui a trouvé le bon filon pour raconter toutes les horreurs qui doivent le hanter . Même si l’histoire tient la route dans l’ensemble, il y a quand même quelques éléments assez inexpliqués (mais on va encore dire que je chipote). Dans l’ensemble, comparé au premier, l’histoire n’est pas particulièrement originale, mis à part sur la fin où il y a un véritable (...)
Par babay
Perso j’ai adoré !!! Me suis autant laissé prendre que pour le premier, suis rentré complètement dans l’univers, la réalisation comme tout le monde en parle m’a justement semblée parfaitement coller au film. Non franchement aucune déception, je me demande même si j’ai pas préféré le 2 en fait !
Par ragondin
Je sors de Saw 2 et comme Pierre et Mouguette je suis vachement déçu... Mais peut-être pas au point du critique non plus. Il y a bcp de mauvaises choses dans le film à commencer par la réalisation et le gore abject qui se déverse pendant 1 heure 30. En revanche, j’ai trouvé très intéressant le contre pied scénaristique qui a été choisi à savoir de mettre le meurtrier en exergue dans ce volet. Et la fin... le film ne vaut le coup que pour le dernier quart (...)
Par Mouguette
Quelle déception !!! aucune comparaison avec le 1er Saw qui était excellent. Ce 2e volet est gore et sans originalité. On comprend vite qu’il y aura un 3e Saw mais le réalisateur compte en faire combien ? Il peut aller jusqu’à 75 si ça lui chante parce que des gens sans cervelle à mettre dans une même pièce et à s’exploser la tête les uns les autres c’est plutôt facile mais ennuyeux. Dommage car le 1er était très bon alors que celui là déçoit (...)