Accueil > Les réalisateurs > W > Wallace, Randall > Secrétariat - la critique + test DVD

Secrétariat - la critique + test DVD

Disney : un cheval comme secrétaire

Acheter sur Priceminister


- Durée : 1h57mn
- Sortie vidéo : le 11 mai 2011

Dernière production hippique hollywoodienne en date, Secrétariat sort directement en vidéo en France faute d’enjeux vraiment originaux à proposer. Pourtant, le film est loin d’être navrant...

L’argument : Basé sur une incroyable histoire vraie, Secrétariat retrace le parcours spectaculaire de Penny Chenery. Cette femme, ménagère et mère de famille, ne connaît rien aux chevaux. Elle reprendra cependant l’écurie de Meadow en Virginie afin d’aider son père. Contre toute attente et avec l’aide de Lucien Laurin, un entraîneur chevronné, Penny parviendra à survivre dans une discipline dominée par les hommes. Elle se fixera même un défi : remporter avec son cheval Secrétariat le premier prix Triple Couronne. Un objectif très ambitieux puisqu’en 1973, cette course de chevaux était probablement la plus grande de tous les temps aux États-Unis...

Notre avis : Sorti en octobre 2010 aux USA, Secretariat avait fait un mauvais départ au box-office (12M$) pour finalement arriver assez loin dans la course au succès (59M$ pour un budget moyen de 35M$). Les spectateurs américains qui aiment l’hippisme (Pur sang - la légende de Seabiscuit avait rapporté 120M$ au box-office américain en 2003), le féminisme gentillet (à l’encontre de la sacro sainte autorité patriarcale) du début des années 70, les histoires de gloire et de réussite personnelle quand tout s’acharne contre le héros ou ici l’héroïne, se sont donc laissés emporter par le biopic sur la vie de Penny Chenery. Cette femme au foyer aimante, véritable symbole de lutte pour les Américaines, a su laisser chiffons et casseroles de côté pour reprendre, à la mort de sa mère et à l’internement consécutif de son père en maison de retraite, l’écurie familiale. Dans un monde d’hommes, où le machisme ambiant confère aux dames des qualités esthétiques et maternelles, mais leur nient toute capacité de gestion d’une entreprise, elle se fait un nom, parvenant à remporter la course Triple Crown en 1973, évidemment une première pour une femme.
Le scénariste de Braveheart (entre autres), Randall Wallace, qui a occasionnellement mis en scène des blockbusters comme L’homme au masque de fer avec Di Caprio ou Nous étions soldats avec Mel Gibson, met en scène avec classe et émotion le parcours hors du commun de cette femme. Réalisée pour un grand public qu’il ne faut pas offenser, cette production Disney, donc sans aspérité, réussit le pari de ne pas ennuyer et même d’emballer malgré une approche canonique qui se complaît dans l’académisme.
Dans le rôle principal, Diane Lane est égale à elle-même. Sobre, mais sans passion. Un peu à l’image d’un film propret, à déconseiller aux cyniques. Les autres peuvent foncer, tout le savoir-faire hollywoodien a été mis en oeuvre pour émouvoir sans trop d’excès lacrymal.

Tous les extraits vidéos : ICI

LE DVD
Le test ci-dessous

Disney livre une édition techniquement louable d’un DTV classe et classique. Une belle copie...

Les suppléments :

Quelques bonus sont présentés, comme si Disney avait voulu récompenser la patience des fans d’hippisme. Une featurette (14’20) revient sur la vraie histoire de Secretariat, avec des interventions de l’authentique Penny Chenery et des membres de l’équipe du film. A la fois très hollywoodien dans le ton, mais aussi instructif pour les néophytes que nous sommes (et que nous resterons).
Trois scènes supplémentaires sont proposées avec la possibilité d’entendre les commentaires du réalisateur. A peine 3mn de plus pour un métrage déjà long de deux heures. Enfin, un clip vient achever la partie suppléments qui ne contient curieusement pas la bande-annonce du métrage.

L’image :

Elle conserve un léger grain cinématographique qui lui confère une jolie texture. Celle-ci est accentuée par une colorimétrie harmonieuse et une insistance sur les noirs, particulièrement abyssaux. Un petit plaisir pour les yeux.

Le son :

On apprécie beaucoup la puissance sonore du 5.1 DD de la version originale qui offre à la projection tout le confort d’écoute souhaité. Dialogues cristallins, musique ample et recours fréquents aux enceintes arrière pour des effets acoustiques qui nous mettent en situation.
La version française n’est pas en reste, avec des conditions d’écoute semblables.

Frédéric Mignard


Il n'y a pas encore d'avis pour ce film. Soyez le premier à proposer votre avis !

Votre avis