Les prestations de Donald O’Connor sont un véritable check-up médical rassurant. Pas de problèmes, le cœur est solide. Le bonhomme monté sur ressort bondi dans tous les coins le tout en une seule prise.
Icône de la chorégraphie « Chantons sous la pluie » est avant tout le socle d’une condition physique hors du commun. Comment ne pas trembler en visionnant ces escaliers dévalés ou ces murs traversés par des protagonistes regards hauts, visages rayonnants sans notion du danger.
Ces numéros sont à couper le souffle, une mécanique suisse. Des auréoles intégrées dans des scénettes amusantes montrant stars idiotes et metteurs en scènes au bord de la syncope traqués par les technologies nouvelles.
L’humour sert de moquette aux aléas d’un métier artistique constamment en devenir. Le navet idyllique à l’eau de rose sans parole est remplacé par le piédestal d’un nouveau genre, la voix inaugurant les beaux jours d’un genre nouveau, la comédie musicale.
Tout est prétexte à basculer du mieux possible sans états d’âmes dans un comportement adapté conservant motivation et bonne humeur. Le public est versatile, il s’adapte aux nouveaux courants. Les réactions de spectateurs moqueurs à la sortie d’un sous produit périmé sont révélatrices, il faut se recycler et en vitesse.
« Chantons sous la pluie » est une figure triangulaire entre ce qui disparaît, le muet, ce qui naît le parlant et ce qui se maintient en évoluant, la danse. Les corps se moquent bien de ces rivalités entre concepts, ils s’entretiennent, bougent, offrent leurs splendeurs dans une géométrie tourbillonnante éternelle.
D’agréables mélopées traversant un temps changeant ou l’on ne se pose jamais longtemps. Les premières notes de Singing in the rain sont intemporelles une manière de démontrer dans nos incessantes recherches de la vérité que tout a déjà été découvert.
Par Frédéric Mignard
Zack Snyder se prend pour Michael Bay et se livre à un jeu de destruction massive hystérique où chaque plan surjoue la carte de l’esthétique à outrance. Pas le temps d’être poétique, ni même d’être humain, Man of Steel est juste un gigantesque jeu vidéo dont l’impressionnant dispositif de CGI n’épate pas très longtemps ! N’est pas Nolan qui veut...
Par roger w
On est certes ici dans le cas typique d’un blockbuster sans autre portée que la volonté d’en mettre plein la vue, mais l’incroyable efficacité de la réalisation, la majesté des décors et des effets spéciaux, et enfin le mystère qui entoure le personnage de Khan durant une bonne partie du film emportent l’adhésion. De plus, le film est plus respectueux de l’univers de la série originale que le premier reboot (que j’apprécie pourtant beaucoup pour d’autres raisons). Ici, moins d’humour, plus d’action et un spectacle total sans aucun (...)
Par roger w
Très beau film mélancolique que ce Oh Boy filmé avec maestria dans un magnifique noir et blanc. L’errance nécessite du spectateur l’envie de se perdre dans ce Berlin crépusculaire. Il faut donc se laisser séduire par l’ambiance et le spleen de ce long-métrage très séduisant sur la durée. Une bien belle surprise.