Variation italienne du "Procès" de Kafka, qu’on sent hantée par les fantômes du fascisme, "L’Assassin" est une oeuvre étonnante qui pourra aussi évoquer, quoiqu’à une échelle plus réduite, des fictions paranoïaques comme "1984" et "Monsieur Klein". Marcello Mastroinanni y compose un double charmeur et hâbleur de Joseph K. A son exemple, le film adopte un ton subtil entre comédie de l’Absurde et drame policier, révélant une gravité de plus en plus profonde au fur et à mesure que son personnage plonge en lui-même et s’y découvre des failles. La mise en scène et le montage, d’une étonnante modernité, jouent des flashs-back comme de véritables trouées temporelles agissant parfois au sein d’un même plan. Toutes ces qualités contribuent à faire de ce film méconnu l’une des rétrospectives les plus précieuses de l’année.
Par roger w
Véritable trip cinématographique doté d’un scénario totalement absurde, Trance a le très grand mérite de dérouter le public en ne suivant jamais le chemin pourtant tout tracé qui s’offre à lui. Le résultat est toujours étonnant, à mille lieues d’une production formatée. Et puis quel talent visuel !
Par roger w
Toujours aussi virtuose, Park Chan-wook nous invite à venir se lover dans une histoire aux développements toujours plus étonnants, à la suite de personnages pour le moins étranges. Son goût pour l’image à faire peut irriter, mais cette incroyable virtuosité sert ici un scénario de premier ordre et une interprétation magistrale de l’ensemble du casting. Un film choc qui risque bien de vous trotter dans la tête longtemps après la projection.
Par roger w
Fede Alvarez n’a pas hésité à mettre les petits plats dans les grands pour ce remake bien flippant. Il n’hésite pas à avoir recours à une bande-son tonitruante, à des litres de sang et même à un nombre conséquent de plans gore pour rendre hommage au tout premier film de la saga. Il a eu l’intelligence d’ajouter un sous-texte sur la drogue plutôt pertinent et emballe le tout avec un réel amour du genre. Un pur plaisir de fanboy, (...)
Par roger w
Superbe noir et blanc, belle histoire de remords impossible à supporter et également peinture au vitriol d’une certaine bourgeoisie, Mort d’un cycliste est une oeuvre phare du cinéma ibérique à redécouvrir. Beau comme un film noir.