Anonymous, élu film bourratif de l’année ! Suivons la recette. Prendre un sujet à la mode (les accusations de plagiat), mettre du beurre, lire Alexandre Dumas (pour le côté trois mousquetaires), beurrer encore, relire Edgar Poe (pour les paysages romantiques numérisés), beurrer toujours et mêler du Molière, pour donner à l’ensemble un aspect comique et délié. Il faut ensuite retourner le plat dans tous les sens, avec forces ellipses et analepses, et tant pis si l’on n’y comprend rien. Avant d’enfourner, ajouter toute l’histoire britannique, sous forme de sachet de farine. Et Shakespeare, juste avant la cuisson : ne pas hésiter à mettre les oeuvres complètes ! C’est ainsi que l’on obtient une bouillie indigeste. A la rigueur, tant pis si Roland Emmerich traite un sujet complètement anachronique par rapport au paysage littéraire de l’époque (la notion d’auteur n’existant pas avant le XVIII°, on se fiche bien de savoir si Shakespeare ou Molière ou d’autres ont écrit leurs oeuvres ou non). Mais il est difficile de passer sur les invraisemblances d’un récit qui se prend très au sérieux en dépit de sa nullité. Un peu de second degré n’aurait pas fait de mal.
Par Pierre Vedral
Only God Forgives dégage une force incroyable en terme d’image. Orchestré autour de personnages mutiques et énigmatiques, l’expérience s’avère être un pur moment de cinéma, radical et hypnotique dont le scénario aussi mince que la lame d’un sabre n’est au final qu’accessoire.
Par Frédéric Mignard
Beaucoup de moments de bravoure dans cet hymne au cinéma de Tarantino, déglingué à souhait. On patine toutefois un peu sur la toute fin...
Par Frédéric Mignard
Artifices et poésie fantastique balisés pour un film d’épouvante américano-ibérique sans surprise.
Par esdez
Bof ! Ce film est effectivement intéressant par le côté chirurgical du coup d’oeil du cinéaste et de sa capacité à produire une histoire qui, malheureusement est un constat plutôt amer de la désespérance des couples actuels incapables d’éprouver un sentiment d’amour et donc de la partager. Ici, comme dans notre société, nécessité fait loi. Bien sûr, le scénario est habile et impeccable, mais il nous est servi avec une vision orientale qui ne nous accroche pas forcément, et, dommage que Béjot et Rahim ne croient pas un instant en leur personnage ou, qu’ils aient été (...)