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Starbuck - la critique

L’heure de la révélation a enfin sonné pour Patrick Huard...

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Note moyenne des internautes :

Remarqué et primé dans différents festivals, Starbuck est un agréable feel good movie en provenance du Québec. Fous rires et émotions garantis grâce à l’énergie déployée par l’étonnant Patrick Huard...

L’argument : Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver.

Notre avis : Face aux poids lourds du cinéma canadien anglophone (David Cronenberg, Atom Egoyan et James Cameron), leurs confrères québécois n’ont plus à rougir puisqu’ils sont en train de s’imposer incontestablement sur la scène internationale. La relève de Denys Arcand (vainqueur à Hollywood en 2004 pour Les invasions barbares) semble bien assurée ; en veut pour preuve cette nomination pour la seconde année consécutive dans la catégorie meilleur film étranger aux Oscar attribuée, en février dernier, à Monsieur Lazhar du réalisateur de Congorama, Philippe Falardeau (dont on reparlera dans les semaines à venir), après celle pour l’incandescent Incendies de Denis Villeneuve. Au vu des nombreuses récompenses qu’il a remportées dans les différents festivals où il fut présenté (dont le Prix spécial du jury et celui d’interprétation masculine décerné à Patrick Huard, lors du récent Festival international du film de comédie de l’Alpe d’Huez), Starbuck ne déroge pas à la règle et atteste immanquablement de la bonne forme actuelle du cinéma québécois. Sur le papier, Starbuck pourrait se résumer au parcours d’un branleur professionnel qui s’en bat les couilles de donner un sens profond à son existence. Jusqu’au jour où, apprenant de la bouche de sa blonde qu’elle est en balloune, le coup de semonce tonne comme un avertissement de reprendre sérieusement sa destinée en main. Surtout que, deux décennies plus tôt, les 693 plaisirs solitaires exécutés (à la force du poignet !) dans le local exigu d’une clinique de fertilité en font le père de 533 mioches ! Seulement voilà, 142 de ceux-ci demandent à connaître l’identité de leur géniteur... Sous ses dehors de je-m’en-foutisme, cette comédie complètement barrée recèle des thèmes profonds qui s’inscrivent dans la filiation directe de l’œuvre de Denys Arcand. Il est vrai que si Ken Scott évolue de temps à autre en terrain miné, il peut s’appuyer sur un comédien au charisme extraordinaire, omniprésent d’un bout à l’autre, qui emporte tout sur son passage en s’impliquant fugitivement auprès de certains de ses grands enfants nés sous X, tel un ange gardien rattrapant le temps perdu... Véritable phénomène, Starbuck constitue le plus gros succès de 2011 au Québec, en atteignant pratiquement la barre des 400.000 entrées, à tel point que Vince Vaughn reprendra le rôle tenu par Patrick Huard dans un remake produit par les studios Dreamworks. D’ici là, on vous conseille vivement ce feel good movie qui vous remettra d’aplomb en ces temps difficiles...

Sébastien Schreurs


Les avis des internautes

 

Starbuck - la critique

Par Frédéric de Vençay

Une comédie parfaitement rafraîchissante, dont la simplicité et la modestie se révèlent payantes, loin du cynisme de certaines productions françaises et américaines. Oui, la louche des bons sentiments ne manque pas de remonter à la surface dans la dernière demi-heure du film ; mais le scénario, semé de répliques affûtées et balisé de situations astucieuses, remplit toutes les promesses formulées par son pitch improbable. C’est bien écrit, bien joué, peuplé de figures cocasses et croquées avec brio (le fils gothique, l’avocat fatigué, le héros-nounours et loser...). (...)

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