Durée : 1h34mn
Un thriller horrifique sur le trafic de nouveaux nés qui n’apporte pas grand chose au genre.
L’argument : Alors qu’elle passe la nuit dans un motel avec son fiancé, Beth, une jeune femme enceinte, se réveille quelques heures plus tard dans une baignoire de glace et constate qu’on lui a enlevé son enfant. C’est le début d’un long cauchemar...
Notre avis : Pour son premier long, l’Australien James Rabbitts convoque les grands espaces de son pays, une poignée de rednecks un peu bébêtes, voire pervers, avant de nous enfermer dans une "clinique", perdue dans le gigantisme de l’arrière-pays australien, où l’héroïne, comme d’autres auparavant, se réveille, endolorie, le ventre recousu : on lui a enlevé le bébé qu’elle attendait !
Le postulat horrifique aurait pu être poignant, puisqu’il ajoute à l’incompréhension de la jeune femme un vrai drame humain. Malheureusement, on reste un peu à l’extérieur de ses souffrances, alors que le personnage débute une quête désespérée pour retrouver le nourrisson et découvre d’autres femmes vivantes, gisant dans les parages, tout aussi dévastée, sur un plan psychologique, comme physique.
Peut-être parce que la présentation du personnage a-t-elle été trop succincte (une poignée de scènes fades avec son mari, le mannequin Andy Whitfield, qui lui-même à été vite expédié, limitant les enjeux narratifs), on s’attache peu à ses efforts acharnés alors que la menace au coeur des locaux désaffectés est réelle. Reconnaissons au moins au réalisateur, la volonté de ne pas tomber dans les travers répétitifs du slasher, en évitant le compte à rebours mortel de la mise à mort des mamans outragées.
Quelques belles scènes de peur ne suffisent pas à relever l’intérêt général d’une oeuvre de surcroît plombée par un rebondissement final peu convaincant. On le dit tout de go, on n’aime pas sa conclusion. Trop facile et excessive.
Au final, The clinic n’est ni Wolf Creek ni The loved ones. C’est plutôt un film pour rien, de ceux qu’on consomme vite et que l’on oublie aussitôt.
