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The Dark Knight, le chevalier noir - La critique + test blu-ray

Le noir lui va si bien

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Note moyenne des internautes :

The Dark Knight de Christopher Nolan explose tous les standards et ridiculise la concurrence. Une réussite indiscutable et le meilleur Batman au cinéma.

L’argument : Batman aborde une phase décisive de sa guerre au crime. Avec l’aide du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur Harvey Dent, Batman entreprend de démanteler les dernières organisations criminelles qui infestent les rues de sa ville. L’association s’avère efficace, mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker...

Notre avis : Avec Batman Begins, Christopher Nolan faisait renaître un mythe de ses cendres et relançait la franchise Batman en faisant oublier deux épisodes de mauvaises blagues Schumacheriennes. Avec The Dark Knight, le chevalier noir, le nouveau volet de la saga, le cinéaste très doué place la barre encore plus haut en transcendant toutes les attentes et en signant la transposition idéale de Batman sur grand écran. Pour cela, il puise à la fois dans la noirceur totale des comics de Frank Miller et la folie baroque de ceux de Alan Moore, respecte une gradation crescendo relevée par des phases spectaculaires (l’impressionnant transfert de Harvey Dent dans un Gotham à feu et à sang) et renoue en creux avec des thématiques obsessionnelles depuis son premier Following. Malgré sa dimension industrielle (grand film de studio Hollywoodien produit par Warner), The Dark Knight trahit à chaque plan l’identité de son auteur et surtout son état d’esprit. Cohérence dans l’univers de Batman donc mais aussi dans le parcours du réalisateur.

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© Warner Bros

Nolan a un sens du rythme consommé et sait ménager les respirations aussi bien que les temps forts sans jamais fatiguer. Même si le récit repose sur la déliquescence tragique de Harvey Dent/Double Face (Aaron Eckhart), Heath Ledger, à qui le film est naturellement dédié, délivre une prestation monstrueuse et hallucinante en Joker et respecte le caractère ludique de son personnage, sans tomber dans le cabotinage bouffon de Jack Nicholson dans le premier Batman signé Burton. L’acteur vampirise le film sans nécessairement apparaître à l’écran. Par sa simple présence démoniaque, il représente une menace mentale et laisse craindre le pire au détour du plan suivant.

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© Warner Bros

L’ambivalence psychologique des autres protagonistes (tous plus ou moins atteints de schizophrénie et remarquablement interprétés par des pointures) s’accorde avec la spirale événementielle tendue, elle-même reflet de la déréliction qui sert de matière première au film. Si Batman Begins revenait aux sources et aux traumatismes d’un super-héros neurasténique, The Dark Knight propose par la grâce du montage parallèle une plongée intense et délétère dans Gotham, ville gouvernée par la peur et gangrenée par l’insécurité, à travers différents milieux (la police, la pègre). Les ombres de cinéastes comme Don Siegel et Michael Mann planent sur le récit et donnent une puissance supplémentaire aux images crépusculaires. A la fois hommage aux grands thrillers paranoïaques des années 70, parabole contemporaine sur l’obsession sécuritaire US, réflexion sur le pouvoir et immense film de super-héros (peut-être le meilleur ?), The Dark Knight n’est rien de moins qu’un authentique chef-d’œuvre dans un genre habitué à un standard très élevé. Chaque séquence a quelque chose d’anthologique. Sur un film de deux heures trente, qui dit mieux ?


Le Blu-ray

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L’édition blu-ray est tout simplement une tuerie en 2 disques, avec un bel écrin métallique.

Les suppléments

Répartis sur deux disques les extras, faute d’être extra-ordinaires, sont profus, variés et souvent passionnants. Les puristes regretteront l’absence de tous commentaires audio, les autres se satisferont de la palette de bonus proposés et notamment du making-of sur la toute première galette. Celui-ci, en 18 parties, remplace allègrement les commentaires. Il revient sur les moments forts du film, comme l’utilisation du filmage Imax, le tournage des scènes spectaculaires (explosion de l’hôpital, crashes de l’hélicoptère, la course-poursuite en ville...). Le mode mini-focus permet la visualisation de ces commentaires de scènes pendant le visionnage du métrage. Passionnant.
Sur le deuxième disque, Warner nous propose tout d’abord La technologie de Batman (HD - 46’). Ce module nous divertit d’un historique et d’une description des joujoux favoris de Batman : on revient notamment sur l’évolution de son costume (Ze Batsuit !), sur sa ceinture, sa Batmobile... Assurément un supplément passionnant pour les accrocs, ainsi que pour les néophytes.
Vient ensuite Batman démasqué, la psychologie du Chevalier Noir (HD - 46’). Des sombres origines du mythe (la Grande Dépression des années 30 et la propagation du Crime), tout le psyché de cet être torturé est analysé (le conflit entre le Bien et le mal, la notion du choix...) avec conviction, par des intervenants déterminés à rendre l’icône plus profond que le noir des ténèbres. Une bonne synthèse du personnage et de ses contradictions.
Gotham tonight (HD - 47’) nous dévoile 6 journaux télévisés fictifs, en provenance de Gotham. Ces documents imitant nos TV news, avec beaucoup de sérieux, reviennent sur l’actualité complètement « bat » de la ville. Une vision parallèle du récit absolument passionnante, qui permet de prolonger le plaisir du film avec des reportages, des débats et des interventions diverses toujours à propos.
On apprécie également beaucoup les efforts autour des galeries de photos : les cartes du Joker (au sens propre, des cartes avec des motifs de jokers assez sombre) ; l’art concept (nous propose des photos des créatures de la nuit de Gotham, des croquis sous tous les angles du costume de Batman, ses armes...) ; l’art de l’affiche (douze magnifiques visuels) et enfin les photos du plateau et autres clichés d’exploitation.
Après ce supplément conséquent, le blu-ray nous permet de retrouver toutes les bandes-annonces, à savoir trois trailers et six spots télés. Que du bonheur !

Image

Une édition de référence ! L’éditeur a eu l’excellente idée d’inclure les scènes tournées pour les salles Imax (70mm) dans le métrage d’origine (35mm). On se retrouve alors avec un ratio classique - 2.40 (du Cinémascope donc) alternant avec les séquences plein-écran (ratio 1.78), pour retranscrire les passages en Imax (le braquage de la banque ; des plans aériens sur Hong Kong...). Les nombreux changements de format se font dans la discrétion sans déstabiliser le visionnage.
Au niveau de la qualité de l’image, on notera la précision fascinante du piqué qui recompose la peau des visages et reconstitue à la perfection les matières, sans jamais trahir les incroyables effets spéciaux. Le contraste se fait dans l’harmonie des couleurs (toutes utilisées au bon dosage) et des noirs (toujours profonds et immaculés). Débarrassé de tous les parasites neigeux, le blu-ray de The Dark Knight se déguste visuellement sans modération !

Son

Truffées de pistes inutiles pour les Francophones (portugais, allemand, italien...), on peut regretter que la seule piste française présente sur le disque ne soit pas en Dolby TruHD. Mais, me direz-vous, l’intérêt n’est-il pas toujours dans la version originale ? Aussi, les amateurs de V.O. seront gâtés. Outre la piste D.D.5.1 et, pour les mal-voyants, une piste en audiovision (2.0), on retrouve ici l’impressionnante présence d’un Dolby Tru-HD, décompressé de tous complexes. Il mérite le coup d’oreille, permettant une remarquable spatialisation du score (quasi omniprésent), des dialogues frontaux d’une belle clarté, et une armada d’effets nourrissant très régulièrement les arrières. Attention aux tympans.

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Romain Le Vern, Frédéric Mignard


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Bof bof bof... J’adore Nolan quand il fait Memento, insomina ou Inception, mais pas tellement quand il s’attaque à ce type de film. C’est très graphique, il faut bien le reconnaitre. Mais le sc"nario. Bon ben, c’est l’histoire de Batman... Et moi ça ne m’intéresse pas plus que ça.

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Par Norman06

Bon film de genre, qui marque le retour de la qualité dans la série des Batman. On appréciera la qualité du montage (pas étonnant pour qui a vu Memento de Dolan) et les prouesses tant techniques qu’artistiques (photo, décors), qui évitent la surenchère des effets spéciaux pour se mettre au service de la force du récit. Subtile parabole sur les frontières du bien et du mal et interprétation hallucinée de Heath Ledger. On pourra regretter la magie et la poésie de l’univers gothique de Tim Burton mais ce volet est une (...)

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Pénible, ce film est pénible....Il ne finit pas de finir. C’est une plaie, non seulement il tue le personnage de BD, nous plonge dans la vie réelle et son enfer entre divagations psychiatriques hurlantes et vacarme d’explosions incessantes, il nous amène somme toute à une grosse production de studio qui ne sait pas comment dépenser son fric dans le seul but de communiquer sur ce thème et laisser entendre que l’on a tant dépensé car vraiment le spectacle le mérite. Et bien non, ces purges nous ennuient profondément et vraiment désolé pour les acteurs qui s’en (...)

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