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The door, la porte du passé - la critique

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- Durée : 1h43mn
- Titre original : Die tür
- Sortie vidéo : le 11 janvier 2011
- Grand prix Gérardmer 2010

Malgré la récompense suprême à Gérardmer, les cinémas ont consigné leurs portes suite à son échec en Allemagne. Avec la sortie du DVD, il s’offrira peut-être une seconde chance méritoire...

L’argument : David, un ancien peintre à succès, cherche un sens à sa vie après s’être rendu responsable de la mort de sa fille de sept ans. Cinq ans plus tard, il découvre une porte qui lui donne une seconde chance, celle de recommencer tout à zéro. Mais ce nouveau départ qui tient du miracle va se transformer en un cauchemar éveillé car dans le passé, les apparences sont trompeuses...

Notre avis : Si le cinéma est un art, cela ne l’empêche pas parfois de se muer en industrie mercantile. Alors qu’Avatar massacre la concurrence (allant jusqu’à occuper un tiers des salles d’un complexe en comptant vingt !), The door n’aura même pas la possibilité d’afficher ses qualités sur les grands écrans français. Apparemment, le Grand prix du Festival fantastique de Gérardmer décerné par John McTiernan et son jury au film de Anno Saul n’a pas mis la puce à l’oreille des distributeurs. Ceux-ci ont omis que cette récompense aurait pu doper son succès (sa sortie en Allemagne a eu lieu avant le Festival), même s’il ne fait pas le poids face à d’autres œuvres primées dans la cité vosgienne, telles que Créatures célestes, Deux sœurs ou Morse. Le réalisateur allemand Anno Saul change diamétralement de registre en délaissant la comédie (dont Kebab connection) pour ce thriller psychologique sur fond de fantastique. En effet, un homme rongé par sa faute (depuis la noyade de sa fille) subit un voyage rétrograde dans le temps, qui plus est rédemptoire puisqu’il se retrouve propulsé juste avant cet accident fatal... Adapté du roman de Akif Pirinçci, The door brasse des thèmes universels (l’adultère, la perte d’un enfant, la culpabilité, la rédemption,...) traités avec une grande sobriété, malgré quelques invraisemblances inéluctables (les fameux paradoxes temporels) et un final qu’on croirait tout droit sorti d’une série B. Mais l’intérêt du film réside surtout dans la performance hallucinante de l’acteur caméléon Mads Mikkelsen qui crève à nouveau l’écran avec sa gueule d’ange déchu et son jeu toujours aussi intériorisé. Donnez-lui une seconde vie sur le petit écran...

La bande-annonce : ICI

Sébastien Schreurs




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