Accueil > Les réalisateurs > A > Aldrich, Robert > Trahison à Athènes - la critique

Trahison à Athènes - la critique

Délit de fuite

Acheter sur Priceminister
Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h45mn
- Titre original : The angry hills

Un film de guerre qui a le mérite d’évoquer une page peu explorée de notre histoire, mais qui ne dépasse jamais le simple divertissement.

L’argument : En 1941, un correspondant de guerre américain en Grèce est contraint de lutter aux côtés de la Résistance contre la Gestapo. Cette dernière le recherche car il se trouve en possession d’une liste contenant les noms d’espions à la solde des Anglais.

Notre avis : Robert Aldrich reste dans toutes les mémoires comme un cinéaste dynamitant toutes les conventions du film de genre. Les années 50 sont pour lui l’occasion de montrer toute l’étendue de son talent au travers d’œuvres fondamentales comme Bronco apache (1954), Vera Cruz (1954) ou En quatrième vitesse (1955). Pourtant, en 1957, on lui retire la réalisation de Racket dans la couture à cause de sa propension à tourner des films durs et sans concession, ce qui n’est pas en accord avec la politique du studio. Dégoûté, Aldrich décide de partir pour l’Europe et c’est durant cette période très troublée de son existence qu’il accepte de tourner ce Trahison à Athènes. Il s’est plaint par la suite de ne pas avoir disposé d’un script complet pendant les toutes premières semaines du tournage.
Le résultat n’est ni désastreux, ni formidable. Le cinéaste trousse un divertissement tout à fait regardable une fois que l’on s’est habitué au fait que tous les Grecs parlent en anglais. On trouve même la marque de fabrique de l’auteur dans certaines séquences, avec l’utilisation d’un noir et blanc très contrasté, d’angles audacieux et d’un montage nerveux évoquant les films d’un certain Orson Welles. Même si le script est entaché de clichés, on reste séduit par l’histoire d’amour entre une résistante grecque et le chef de la Gestapo, moins insensible qu’il n’y paraît. Enfin, Robert Mitchum traverse le film avec son aisance et sa nonchalance habituelle, soutenu par des acteurs bien dirigés. On peut donc parler ici d’une œuvre de commande réussie, mais qui n’est assurément pas un des fleurons du cinéaste.

Virgile Dumez


Biographie

Robert Aldrich, le défricheur

L’homme qui a dépoussiéré le cinéma hollywoodien des années 50.

Lire la suite

Les avis des internautes

 

> Trahison à Athènes

Par biquefarre

"Trahison à Athènes" est non seulement un film qui se laisse voir mais qui ,par son scenario à rebondissements,nous livre une image assez exhaustive de ce que fut la RESISTANCE GRECQUE aux nazis,élement historique qui est toujours dans l’inconscient collectif de ce peuple en plein tourment de la crise économique actuelle !CERTAINES SCENES de ce film en noir et blanc (contrastes très réussis)d’ALDRICH inspireront tant "Zorba le grec" que les "Canons de (...)

>> Lire la suite

Votre avis