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Trois enterrements - la critique

On the road again

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Note moyenne des internautes :

Tommy Lee Jones réinvente le nouveau western et le fait mieux que les autres. Balèze

L’argument : Le corps de Melquiades Estrada, paysan mexicain, est retrouvé en plein désert, où il a été rapidement enterré après son assassinat. Par qui ? Pete Perkins, contremaître de la région et meilleur ami de Melquiades, va mener lui-même l’enquête que les autorités locales refusent d’assumer. Seul garant, dans cette étrange région du Texas, d’une réelle humanité, il va découvrir le meurtrier, lui faire déterrer le corps et offrir à son ami le plus beau voyage de sa vie, vers une sépulture honorable dans son Eldorado natal, le Mexique. Il va aussi offrir à son assassin une magnifique leçon sur la vie des hommes, le sens des valeurs, le respect de la vie.

Notre avis : Il y a du bon, voire du très bon, dans ce premier long métrage de Tommy Lee Jones dont le sujet très ambitieux pouvait au préalable laisser supposer le pire dans le registre de la démagogie poids lourd et du pastiche risible. Que nenni : le réalisacteur dit bonjour aux fantômes de Ford et de Hawks en fomentant une sorte de nouveau western très fort à la frontière américano-mexicaine qui, comme tout premier film mis en scène par un acteur, doit beaucoup à ses interprètes, uniformément excellents. Le scénariste Guillermo Arriaga, devenu célèbre grâce aux scénarii pour Inarritu (Amours chiennes et 21 grammes), lie des sous-intrigues qui sondent des bipèdes en proie au mal-être sous toutes ses formes.
Sommairement, le film peut être divisé en deux parties. La première décrit un quotidien où les personnages traînent leur ennui dans les bars et compensent comme ils peuvent leurs misères. La seconde oublie la description des personnages secondaires pour resserrer son intrigue sur une histoire de vengeance aussi cruelle qu’impitoyable. S’il n’échappe pas à quelques maladresses sans doute dues à l’envie de brasser différents thèmes (rédemption, honneur, quête initiatique...) et pèche par excès, Tommy Lee Jones excelle sur différents plans guère négligeables, qu’il s’agisse de mettre en valeur la beauté des paysages mexicains ou de se focaliser sur l’intensité des rapports entre les personnages. Pour un premier essai, on ne peut qu’applaudir.


Le DVD :
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Le(s) supplément(s) à ne pas rater : Cette édition collector est présentée dans un beau coffret avec deux DVD et un CD de la musique du film répartie en seize plages pour une durée totale de trente-deux minutes. Elle nous immerge immédiatement dans l’ambiance nostalgique de ce faux western. Sur le premier DVD, vous pourrez consulter un making of très promotionnel qui a tout de même le mérite de montrer des images du tournage, ainsi qu’une bande-annonce. Le deuxième disque est le plus fourni avec un documentaire de vingt-cinq minutes qui suit Tommy Lee Jones sur les lieux du tournage. Celui-ci en profite pour évoquer le montage financier de ce premier long métrage, mais aussi son tournage et le sens profond de l’œuvre. Suit une ennuyeuse interview de vingt minutes avec le scénariste Guillermo Arriaga qui revient en détail sur les motivations de chaque personnage d’un ton monocorde parfaitement soporifique. Le reportage le plus intéressant parle de la collaboration entre le cinéaste et Marco Beltrami afin de composer la meilleure musique de film possible. Un module d’une quinzaine de minutes permet de découvrir des scènes coupées, qui sont plutôt des extensions de séquences abandonnées pour améliorer le rythme déjà assez lent. Un segment nous invite à suivre le metteur en scène dans son aventure cannoise, des conférences de presse jusqu’à la remise des prix et enfin, cinq petites minutes sont nécessaires pour assister à l’avant-première officielle du film à Paris. Une intéractivité de plus d’une heure et demie qui échoue pourtant à nous faire vraiment partager l’expérience du film. Pour être nombreux, la plupart des bonus restent globalement décevants car bien trop superficiels.

Image et son : Le master utilisé est de toute beauté et restitue à merveille la chaude photographie de Chris Menges. Les différentes pistes sonores sont toutes de qualité, même si, curieusement, la version originale en 5.1 étouffe un peu plus les ambiances que la version française, au doublage pas toujours très convaincant. Le DTS n’est disponible que sur la version anglaise.

Romain Le Vern, Virgile Dumez


Les avis des internautes

 

> Trois enterrements

Par OBELIX91

Un film comme les américains savent les faire, en dehors de la grosse cavalerie Hollywoodienne, quand ils veulent bien regarder en face leur pays. Les acteurs sont formidables, non seulement Tommee Lee Jones mais aussi Barry Pepper, le grand oublié du concert de louanges. Le film dresse un état consternant de la moralité de la police (les shérifs sont élus et ne veulent pas de vagues) américaine qui ne souhaite pas vraiment savoir qui a tué un jeune méxicain entré illégallement au Texas. Le film est centré sur certaines valeurs, comme le respect de la parole donnée et aborde le sujet de (...)

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> Trois enterrements

Par groupie

illuminé Pour son premier film, Tommy Lee Jones nous entraîne dans une histoire d’amitité, de promesse à tenir, de vengeance - mais est-ce vraiment une vengeance ? plutôt une leçon d’humanité.... On pense aux premiers films réalisés par Clint Eastwood, et même aux grands réalisateurs de westerns (Ford, Peckinpah...), ce qui n’est pas une mince référence ! Chaque personnage secondaire est parfaitement dessiné et participe à l’esquisse d’une ville frontière du Texas, presque le bout du monde pour les Américains. Et ce qui ne gâte rien, les paysages sont (...)

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