Date de sortie DVD : 7 décembre 2011
Une agréable bluette : politiquement correcte, mais divertissante
L’argument : Mathan, 19 ans, débarque à Paris chez Jacques, un célèbre écrivain gay d’une cinquantaine d’années. Surgit alors le sexy Olivier, la trentaine flamboyante, ami de Jacques... Comment Mathan va-t-il se sortir des griffes de ce "vieux" couple ?
Notre avis : Un coeur en herbe ne révolutionnera sans doute pas le genre de la comédie romantique dont il s’inspire avec plus ou moins d’habileté. Petite bluette agréable, le spectacle offre surtout l’occasion d’un divertissement un peu différent. On regarde sans déplaisir l’histoire du faussement naïf Mathan, qui débarque chez un écrivain rencontré sur le net, pour finalement séduire l’ami (sexy) de ce dernier. La "naïveté" du jeune héros n’étant qu’un prétexte à amorcer l’intrigue, la pièce dévoile son lot d’incohérences, et les personnages passent de la colère à l’amour avec une facilité parfois peu crédible. En fait, l’auteur semble ne pas avoir tranché entre une tonalité ouvertement satirique et la volonté sincère d’aborder des sujets difficiles (vieillissement, adultère, etc.). C’est cette incertitude qui confère à l’oeuvre un caractère nettement consensuel, par trop calqué sur les attentes de son public, au risque de négliger toute polémique. Face à Mathan - Romain Poli, un peu faible - Philippe Rambaud et Samuel Perche s’échangent des répliques cocasses avec une sincérité et un plaisir communicatifs. La scène "hot" permet, quant à elle, de faire oublier les faiblesses de ce marivaudage un peu trop poli, mais plaisant.

Les suppléments :
Outplay étant un éditeur modeste, on ne lui tiendra pas rigueur de l’absence de bonus, qui ne gêne nullement le spectateur.
L’image :
Le travail de captation est impeccable. Le pièce se déroulant dans une atmosphère sombre, quasi nocturne, il n’était pas évident d’en restituer les jeux d’éclairage. La pièce est proposée dans un format 16/9 compatible 4/3.
Le son :
Là encore, le Dolby est propre, net, et permet de tenir à distance les rires des spectateurs, parfois trop envahissants dans ce genre d’enregistrements.
