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Vendredi 13 chapitre 2 : le tueur du vendredi - la critique + test blu-ray

Elephant man attacks !

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- Durée : 1h23mn
- Titre original : Friday 13th part II

La suite de Vendredi 13, 100% vintage, marque les premiers pas meurtriers de Jason. Simple mais efficace.

L’argument : Cinq après l’horrible carnage du camp de Crystal Lake, un camp voisin se prépare à recevoir les premiers enfants de la saison. Mais très vite les disparitions se multiplient. Jason Voorhees est de retour !

Notre avis : Très rapidement mise en chantier après le succès sans précédant du slasher Vendredi 13, Le tueur du vendredi ne cherche pas à donner dans l’originalité narrative, mais au contraire essaie de reproduire à l’identique l’ambiance et la structure du premier volet, à la différence qu’ici, ce n’est pas la mère de l’enfant noyé qui charcute du moniteur - elle est morte décapitée à la fin du premier, mais bel et bien son rejeton Jason, ressuscité des eaux du lac. Le bougre vindicatif, après une longue scène d’introduction nous remémorant exactement les derniers instants du chapitre 1, expédie la seule survivante de l’original vers l’enfer (pour l’occasion il s’est expatrié de Crystal Lake, mais diable, comment a-t-il pu la retrouver ?) pour ensuite s’en retourner autour de son camp sanglant pour éviscérer, trancher, hacher toute la jeunesse environnante, surtout si elle est sexuée ! S’en prenant également à un chien ou encore à l’idiot du village (décimé sans raison, alors qu’on imagine très bien le vagabond avoir erré dans le patelin pendant les 5 années qui séparent les deux histoires), Jason joue de la machette, dissimulé sous un sac à patates qui fait de lui un cousin proche d’Elephant man (gros succès du box office sorti quelques mois auparavant, en 1980). Il ne découvrira son masque de hockey que dans le troisième volet. Comme toujours dans la série, les meurtres, pourtant pervers et violents dans leur mise en scène, sont montrés avec la retenue de l’ellipse ou, dans les cas les plus sanglants, en un plan succinct coupé par le plan suivant.
Succédant à Sean Cunningham, peu enclin à reprendre les commandes d’une sequel qu’il estimait inutile, on retrouve à la réalisation le sympathique Steve Miner. Cet ancien assistant de production sur La dernière maison sur la gauche de Wes Craven et producteur exécutif sur le premier Vendredi 13, donne dans l’efficacité relative sans jamais chercher l’originalité rejetée par le studio. Malheureusement, il n’en profite pas pour autant pour peaufiner en contrepartie la direction de son jeune casting, parfois en roue libre, quoique moins antipathique que les ados fanfarons des séries B contemporaines). Il enchaînera dans la foulée à la tête du 3e volet de la série tourné en relief (engrangeant les plus grosses recettes de la saga originelle), avant de connaître une carrière à succès dans la série B tout au long des années 80 grâce à Soul man et surtout House, puis dans les années 90, Forever Young avec Mel Gibson et Jamie Lee Curtis ou encore Lake Placid.


Le blu-ray

Quelques suppléments sympas, mais techniquement le blu-ray ne tient pas toujours la route !

Les suppléments

Plutôt que d’ignorer les suites de Friday 13th, Paramount a décidé d’investir dans un minimum de bonus, de quoi satisfaire les fans absolus des frasques sanguinaires de Jason. Cela commence avec Souvenirs de Crystal Lake, un document qui donne la parole à Peter Bracke pendant 11 minutes. L’auteur de Crystal Lake Memories : the complete history of Friday the 13th, interviewé par Del Howison de Dark Delicacies, revient sur son amour pour la série et sur le livre qu’il a écrit à son sujet. Il en profite pour resituer Le tueur du vendredi et analyse succinctement les changements de direction par rapport au premier volet. L’exercice est bref, mais dicté par une passion communicative. Plutôt intéressant.
Héritage de Vendredi 13 : conventions des films d’horreur offre le micro au compositeur de la série, à Victor Miller, l’auteur du premier script, à Betsy Farmer, la mère meurtrière de Jason, et à quelques autres petites personnalités de la saga, sans oublier les fans. Un module plaisant de 7 petites minutes.
Jason forever nous plonge au cœur d’une autre convention, celle de Fangoria, et nous présente 4 comédiens qui ont interprété le rôle du tueur masqué, dont le jeune Jason du numéro 1, devenu un métalleux à cheveux longs. Anecdotes, anecdotes... Encore un supplément qui sent bon l’hommage pour les fous furieux, loin du module promotionnel traditionnel. Et en plus cela dure près d’une demi-heure
Pour finir, on notera la présence très appréciable de la bande-annonce et la première partie du court métrage Lost tales of camp blood, un hommage contemporain à la série des Vendredi 13 (l’allusion au « camp blood », la musique identique...). Certes, cela ne vaut pas tripette, mais cela se découvre avec curiosité. La suite de ce court est présenté sur le blu-ray du chapitre 3, intitulé Le tueur du vendredi II.

Image

La remasterisation est nettement inférieure à celle du BD zone 1 du premier chapitre, qui pour le coup était vraiment impressionnante. Elle varie entre le très médiocre (limite irregardable pour les premières minutes victimes d’un grain et d’un bruit persistant) et le lumineux (la scène de baignade au bord du lac, comme toutes les séquences de jour, nous renvoie à une HD convenable). Sachant que Le tueur du vendredi vient de ressortir parallèlement en DVD, peut-être vaudrait-il mieux y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans l’investissement du blu-ray.

Son

Le mono d’origine est devenu un 5.1 tru HD des plus convenables en VO, tandis que les amateurs de doublage français devront se contenter d’une piste mono d’une grande platitude, dépourvue des quelques effets offerts par le dolby 5.1 de la piste américaine.

Frédéric Mignard




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