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Vierges pour le bourreau - la critique + le test DVD

Sévices compris

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- Année de production : 1965
- Sortie du DVD : 5 juin 2012

Incroyable cocktail de violence et de sexe, cet ancêtre du torture porn dépoussière les sixties et nous emporte dans sa folie, pour le plus grand bonheur des bisseux.

L’argument : Daniel Parks, un éditeur de romans photos, organise des séances photos dans un vieux château, pour les illustrations des couvertures de ses prochaines publications. Ce qu il ignore, c est qu autrefois, ce lieu a été le théâtre de la mort sanglante de l exécuteur public, le bourreau rouge. Et l on dit que souvent, la nuit, le bourreau rouge vient hanter les murs du château.

Notre avis : Alors qu’il s’est toujours considéré comme un documentariste, le réalisateur Massimo Pupillo est davantage connu pour avoir tourné en 1965 deux films d’horreur coup sur coup pour le compte d’un producteur italo-américain nommé Ralph Zucker. Profitant de la vogue du gothique à l’italienne, les deux hommes montent simultanément Le cimetière des morts vivants (également titré Cinq tombes pour un médium) et ce Vierges pour le bourreau. Les deux tournages se déroulent l’un après l’autre avec la même équipe technique et quelques acteurs communs, dont l’insipide Walter Brandi. Toutefois, c’est le second opus qui demeure culte aujourd’hui grâce à l’extrême générosité de ses auteurs, soucieux d’offrir à leur public ce qu’il attend : du sexe, du sang et du sadisme.
Si la réalisation de Pupillo n’a absolument rien d’extraordinaire et que son scénario évacue le mystère entourant le meurtrier au bout d’une quarantaine de minutes, le long-métrage a bien d’autres charmes à offrir aux amateurs de cinéma d’exploitation. En prenant le prétexte d’isoler une troupe de comédiens et photographes dans un château hanté par le spectre d’un ancien meurtrier, le réalisateur en profite pour donner libre cours à ses fantasmes les plus débridés en matière de torture. Dès lors, la vaste demeure se referme sur les personnages tel un piège machiavélique. Chaque pièce fait ainsi l’objet d’un traitement à part avec des pièges toujours plus élaborés. On aime particulièrement la démentielle toile d’araignée où est prisonnière une donzelle en petite tenue, ou encore cette machine qui permet de lacérer les sous-vêtements des jeunes femmes jusqu’à leur ôter.
Totalement démentiel dans son cortège de souffrances en tous genres, Vierges pour le bourreau est donc réservé à un public averti. Son voyeurisme, dès qu’il s’agit d’effeuiller les jeunes filles et de visualiser une violence viscérale, ne plaira certainement pas à tout le monde. Mais tout bisseux qui se respecte se doit de visionner cette étonnante bande déviante, par ailleurs jouée avec conviction par Mickey Hargitay, un ancien culturiste compagnon de Jayne Mansfield, qui trouve ici son meilleur rôle. 35 ans avant la mode du torture porn, ce Bourreau sanguinaire intitulé de manière racoleuse Vierges pour le bourreau est une curiosité à saisir.


Le DVD :
Une très belle édition d’un film culte. La meilleure galette publiée par Artus.

Les suppléments :

Pendant près d’une demi-heure, le passionné et passionnant Alain Petit nous fait partager toutes ses connaissances à propos de ce long-métrage. Il revient en détail sur les carrières de Massimo Pupillo, mais aussi sur celle de Mickey Hargitay et de Walter Brandi. Son érudition est toujours aussi impressionnante. Le diaporama qui suit nous dévoile les affiches d’époque, ainsi qu’un jeu de photographies d’exploitation. Un vrai bonheur.

Image :

L’image proposée ici est de toute beauté. Non seulement la copie n’est pas abîmée, mais elle a conservé l’éclat de ses couleurs vives. Si les quelques moments plus sombres laissent apparaître un léger grain, cela contribue au charme de la projection. Un bien beau rendu en définitif.

Son :

Deux pistes mono bien classiques. Si nous préférons naturellement la version originale, la piste française ne démérite pas et le doublage d’époque est plutôt réussi.

Virgile Dumez


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