Sortie vidéo : le 1er février 2012
Interdit aux moins de 12 ans
L’un des films les plus appréciés de l’année 2011, choc et impressionnant, enfin en DVD. L’édition vaut-elle le coup ?
L’argument : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.
Le film : Expérience cinématographique malaisée qui ose revenir sur plusieurs tabous sociaux, comme l’absence de sentiments maternels pour son engeance et la perversité de l’enfant qui s’ensuit..., We need to talk about Kevin est visuellement une oeuvre splendide, qui méritait largement sa sélection lors de l’édition 2011 du festival de Cannes. Cette approche clinique d’un cauchemar familial fait d’ailleurs partie des films les plus appréciés par la critique mondiale pour 2011, même si l’engouement public a été très limité, notamment en France où seulement 59.000 personnes ont osé affronter les tourments de Tilda Swinton en mauvaise mère qui génère inconsciemment un monstre de froideur incarné par le génial Ezra Miller, vraie révélation du film.
Pour un film si esthétique, un blu-ray s’imposait ! Les Français, malchanceux, devront se contenter d’un DVD, en plus, sans trop de bonus.
La critique : ICI
Les suppléments :

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Au vu de l’importance du titre, on reste un peu sur sa faim. Dix-neuf minutes d’entretien avec le casting et la réalisatrice et une bande-annonce, c’est un peu insuffisant.
L’image :
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Légèrement en deçà des canons visuels attendus sur un DVD contemporain, l’image de cette édition est seulement correcte. L’appréhension du détail et de la profondeur de champ reste l’otage d’une définition spartiate.
Le son :
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Le 5.1 Dolby Digital en version originale est un peu faible dans la spatialisation des différents éléments sonores, mais les arrières sont régulièrement sollicités et permettent de suivre cette expérience sensorielle dans des conditions convenables.
La VF pose les voix trop haut ! Le doublage est d’ailleurs maladroit. Privilégiez la version originale.
