2001 : l’odyssée de l’espace - La critique

Space Oddity

Le 3 avril 2018

A l’orée de la conquête spatiale, Kubrick posait la pierre de touche du film de science-fiction. Une œuvre métaphysique et grandiose au rythme envoûtant.

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Vos avis

  • 11 mai 2012, par JIPI

    L’œuvre est reposante, lancinante, intensément interminable. Une eau de jouvence , un long sommeil battant à l’unisson d’un requiem de György Ligeti propulsant lentement sans espoir de retour deux privilégiés scrutés par un complexe électronique en manque de reconnaissance.

    Un concept évolutif inconnu activé par une éclipse traversant le temps rapproche le primate de l’homme du ciel. L’os devenu machine à tuer envoie dans les airs les rudiments d’un instinct fragile que l’homme devra transformer d’époques en époques en raison tout en faisant évoluer un outil de recherche le plongeant vers la quête de ses origines.

    Une intelligence supérieure invisible entretient degré par degré nos perceptions instinctives devenues sens vers une finalité semblant se répéter, une panoplie destructrice dont la machine s’inspire de plus en plus.

    Quel est notre destin ? Ne serions-nous que des cobayes de laboratoires expérimentaux contingents, cloués au sol, testant l’intégralité d’une combinatoire sans fin.

    Une meute scénarisée comme du bétail dans un roman nommé histoire en attendant qu’un privilégié découvre la porte des étoiles et nous livre enfin une identité.

    "2001 Odyssée de l’espace » est un majestueux saut de puce dans l’espace et le temps, un impact temporel scientifique en plein devenir offrant à l’aube d’un troisième millénaire la perspective de quelques verstes parcourues rapprochant l’homme de son géniteur universel..

  • 6 juin, par birulune

    Waouh. Bonne critique. Celle de Jipi aussi, en plus lyrique. Interstellar fait le procès des détracteurs d’Appollo 11 (alunissage ou pas ?) mais 50 ans après 2001 l’odyssée de l’espace reste le must philosophico-sf du genre. On se croirait vraiment dans l’espace grâce à un effet qui n’est pas spécial : le silence. Et tout ce noir. Ce vide. C’est Gravity avant l’heure (l’esseulement total propice à la réflexion) et on l’apprend en cours de philo : l’angle droit n’existe pas dans la nature, alors peu importe qui est le concepteur du monolithe, ni même le message de celui-ci (on pourrait pas le comprendre) on touche à la perfection, au divin, tant au niveau du fond que de la forme : une telle maîtrise pour un gars qui a adapté le brûlot de Nabokov, incroyable.
    C’est chiant.
    Mais incroyable.
    Et Hall 9000 est une métaphore de l’accès à la conscience telle que c’est décrit dans les livres de philosophie. C’est une métaphore vivante de textes érudits. Fallait oser.
    La musique fait le reste. On flirte avec le ridicule dans ce film qui se prend trop au sérieux alors la musique (gaie) désamorce le côté extrèmement didactique du film puis dans une autre scène la musique devient grandiloquente et on sent nos poils se dresser par l’émotion TOUT Y EST
    A cette époque on faisait pas des films surtout pour les enfants ou les grands enfants on faisait des films un point c’est tout.

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