Critique

CINÉMA

Avatar - la critique

Le nouveau monde

Le 10 novembre 2013

Le retour de James Cameron aux affaires. Prouesses technologiques renversantes pour une histoire qui l’est beaucoup moins. Notre attente est à moitié récompensée.

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  • Norman06 24 décembre 2009
    Avatar - la critique

    De Méliès à Avatar, la féérie a toujours été une aubaine pour le cinéma. Reste qu’il manque la force romanesque de Titanic et la poésie d’un Peter Jackson pour insuffler un véritable punch à cette BD en 3D. Que serait d’ailleurs le film sans ses trois dimensions (enlevez 5 minutes vos lunettes et vous aurez un début de réponse...) ? Malgré ces réserves, ce produit de luxe ne décevra pas les amateurs de récits épiques.

  • Frédéric de Vençay 3 janvier 2010
    Avatar - la critique

    Pas tout à fait d’accord avec cette critique un peu sévère : certes, l’histoire est conventionnelle et naïve, mais, loin de tomber dans la niaiserie, elle conserve une certaine noblesse, une beauté même (la beauté de la naïveté) ; d’autant plus que les images, impressionnantes, lui confèrent une puissance incroyable (la révolte de Dame Nature sur les hélicos, en fin de métrage, c’est tout de même quelque chose !) James Cameron nous offre le spectacle le plus accompli et le plus grandiose de 2009, à travers ces 2h40 de magie et de folie dont on ressort comblé. Oui, oui, oui, "Avatar" est le film de l’année.

  • Frédéric Mignard 3 janvier 2010
    Avatar - la critique

    Ce film factice, d’une laideur inouïe, pâtit en plus d’un script naïf, très Pocahontas dans l’âme.
    Etrange pour un cinéaste que l’on aurait pu croire touché par la maturité, mais qui fait montre à la place d’un goût suspect pour le fluo et les créatures félines artificielles.

  • spitribe 4 janvier 2010
    Avatar - la critique

    A l’attention de l’incompréhensible charabia de M. Mignard.
    s’il y a un truc qui m’énerve c’est cette sorte de critiques sourds et aveugles qui résument le travail d’un cinéaste qui passe 10 ans de sa vie à créer une oeuvre visionnaire (considérée comme telle par ses pairs), en deux phrases lapidaires, stupéfiantes de stupidité satisfaite. heureusement que l’histoire du cinéma s’est faite sans eux.
    si les enjeux du film et l’analyse des thèmes cameroniens vous intéressent, préférez les articles autrement plus éclairés des commentateurs suivants : ZUG du site louvreuse.net - rafik djoumi et julien dupuy sur excessif.com

  • roger w 27 janvier 2010
    Avatar - la critique

    Bon, je me suis fait prier, mais voilà Avatar a été vu pour ce qu’il est : un film absolument pas révolutionnaire sur le plan technique et encore moins sur le plan narratif. Pétri de bonnes intentions et de clichés, le spectacle se suit sans déplaisir particulier, mais aussi sans passion. Esthétiquement, le monde décrit n’est pas particulièrement beau (les couleurs fluo quand même !!!!), mais certains personnages arrivent quand même à attirer notre attention. Pas de quoi crier au génie, ni à la bouse. Juste un film divertissant de plus, totalement prévisible dans son déroulement.

  • ’Boo’Radley 7 février 2010
    Avatar - la critique

    Oeuvre capitale et qui offre une échappée sur ce qui sera peut-être une voie royale du cinéma de demain. Cameron a le sens du public.

  • Serge ULESKI 13 mai 2010
    Avatar - la critique

    Vraiment, Cameron a un très très bon public, tout aussi bons clients !


    Invraisemblable, le discours qui a pu être développé autour du film Avatar de James Cameron !

    Voici quelques échantillons :

    - Avatar est une parabole sur le regard

    - Avatar est une Fable sur le rêve.

    - Avatar qui touche tant de monde est forcément une oeuvre d’art,

    - Avatar est un objet susceptible de défier notre intelligence et qui est capable de nous ouvrir à des états de conscience que notre quotidien ignore.

    Et pour finir avec le meilleur, sinon le pire (et sans rire !) : "Cantique des Cantiques Avatar ! Mythe de tous les mythes !"

    Ce dernier commentaire est du philosophe Michel Cazenave invité chez Arrêt sur images. Philosophe avec lequel la coupe est pleine jusqu’à déborder car, avec lui, on n’est pas très loin du fourvoiement et de la forfaiture intellectuels, philosophiques et cinématographiques - dans le sens de "cinéphilie" : amour, histoire et art cinématographiques.

    Mais... les mots me manquent !

    ***

    Fantasy !

    Le terme est lâché : il s’agit donc d’un film de genre issu de la littérature fantasy : « ... La fantasy, de l’anglais fantasy : imagination, est un genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d’un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie. »

    Littérature destinée principalement à des ados, et parfois même, quand ça se gâte, à des adultes en mal de croissance ; littérature qui a pour cible : les 15-30 ans - ceux qui vont au cinéma, justement !

    Littérature ... celle d’une génération a-politique et hédoniste qui n’a connu qu’une seule réalité : une réalité marchande de l’abondance et de la technique.

    Cinéma générationnelle !

    Pour sûr !

    Génération de la saturation centrifuge-du-vide ; diplômée ou pas, génération atomisée dans un isolement autocentré - informatique, écrans, images et sons, consoles, jeux de rôles -, dans un environnement qui n’a pas, pour autant, su priver "cette génération du dénuement et du manque" (1) du besoin de ce que d’autres générations ont appelé - un supplément d’âme : transcendance, engagement et communion.

    1 - Manques affectif et relationnel ; manque physique - contact avec les éléments, la matière, le corps, le danger du réel - contraintes et contingences -, au sein d’une offre pléthore, fruit d’une injonction mercantile a-morale et de plus en plus irresponsable ; et par voix de conséquence : abjecte.

    ***

    Et si, au cinéma, et pour un James Cameron qui n’a pas droit à l’erreur et à l’échec commercial (film au budget de 300 millions de dollars), le meilleur sujet qui soit était le spectateur ?!

    Avec ce cinéma-là, n’est-ce pas bien plutôt le spectateur qui fait le film ?

    Car, en aucun cas, ce film ne peut sérieusement prétendre hisser le cinéma à un niveau supérieur à quoi que ce soit qui ne nous ait pas déjà été proposé depuis 20 ans par le cinéma qu’il soit de synthèse, d’animation, ou bien... cinéma tout court.

    Un cinéma creux, démonstratif et pédant (de ridicule ?), aux thèses le plus souvent infantiles, manichéennes et démagogiques auprès d’une génération qui souffre de l’absence de transmission d’un héritage (2) destiné à vous guider dans un monde, certes, pour le meilleur et pour le pire, un monde qui côtoie le génie, la bassesse, le talent, l’héroïsme, les contraintes, et une liberté toujours à re-conquérir, mais un monde dans lequel il est pourtant encore permis d’espérer quelque chose pour soi avec ou sans James Cameron et ses millions.

    2 - Et ce depuis le refus de la responsabilité qui incombe à chacun de nous, adultes que nous sommes, d’assumer le monde tel qu’il est - responsabilité sans laquelle l’éducation et la transmission des savoirs sont impossibles.

    ***

    On ne pourra décidément pas faire l’économie de garder à l’esprit le fait suivant : privé de poésie, d’espace, de silence et d’air, le cinéma fantasy (cinéma du merveilleux - se reporter à l’œuvre cinématographique de Cocteau), ne peut être qu’une épaisse, qu’une grosse et grande et lourde tarte à la crème indigeste.

    Alors...

    Avatar ? Vous avez dit avatar ?

    On pensera au pluriel, quand avatar est synonyme de mésaventures ou de malheurs... cinématographiques pour l’occasion.

    Voir en ligne : Avatar - plus de dix millions d’entrées en France !

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