Critique

CINÉMA

La Vénus à la fourrure - la critique du film

Un Polanski ovationné au Festival de Cannes

Le 12 novembre 2013

Ce huis-clos entre un metteur en scène et une actrice qu’il auditionne est une merveille d’humour et de finesse, fidèle à l’univers sulfureux de Polanski.

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  • Proto Mircea 18 janvier 2018
    La Vénus à la fourrure - la critique du film

    La Vénus à la fourrure
    de Roman Polansky
    A mon avis, la structure du film pourrait être réduite à un prologue et trois actes.
    Le prologue : le temple, l`espace initiatique, l`espace de la création, c`est à dire, le théâtre ouvre ses portes , accepte ,provoque et invite .
    Acte I : la salle serait l`espace profane auquel les deux personnages appartiennent.Thomas porte une discussion quasi-domestique tandis que Vanda paraît quasi-vulgaire, très insistante, même insolente.
    Acte II : la scène serait l`espace sacré, l`autel (le sanctuaire). Elle , habillée d`une robe jaune au moment de son apparition sur la scène, se transpose dans un état extatique, celui de la création. Lui, il la suit totalement intégré (entrainé,attiré) ; dès le moment où il renonce à parler au téléphone, il se débarasse explicitement de l`espace profane. Tous les deux deviennent des personnages initiés, sacerdotaux. Ils célèbrent un rituel, celui du grand mystère sacré : la création, l`art.
    Acte III : le profane se confronte à l`acte sacré-initiatique. C`est la fin de l`histoire, le moment où l`action devient captivant-onirique, confuse- délirante.On n`est plus capable de suivre l`histoire, mais de sentir seulement une fascinante confusion. Ce sont les symptômes d`une grande émotion devant le geste initiatique - l`art.
    Pour conclure, les personnages ne sont pas conçus pour exprimer des sentiments bien définis. Dans le film, il n`existe pas de drame ou de problèmes existentiels. Il se propose de créer certains états : la recherche, l`espace profane, puis celui initiatique et l`extase devant le rituel de la création, de l`art. Selon moi, les personnages sont trascendantaux parce qu`ils passent au-delà de toute expérience possible.
    Le film pourrait avoir comme point de départ des pièces de théàtre comme :”Les Chaises “, Amédée ou Comment s`en débarasser “ par Eugène Ionesco ou “En attendant Godot” par Samuel Beckett. L`option du metteur en scène pour Masoch (Leopold von Sacher-Masoch, auteur autrichien), c`est pour obtenir un effet de choc ou autrement dit, pour surprendre le public, une technique artistique que j`aime et pratique, à la fois.
    L`interprétation à base d`une suite d`idées qui provoque une certaine émotion , c`est une révélation importante que j`apprécie beaucoup au théâtre de l`absurde. Les états d`esprit impersonnels, c`est ce qui crée cet espace
    Le temple pourrait être tout espace de la création. En tant que professeur, pour moi, l`école, c`était le temple de la création, la classe était l`Autel où je déroulais (célébrais) un rituel éprouvant un certain état d`esprit , après m`être débarassé de tout ce qui était profane à l`extérieur.

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