Critique

CINÉMA

Magnolia - la critique

Un sommet du film choral

Le 11 novembre 2013

La destinée de neuf personnages qui s’entrecroisent au gré des hasards. Un film culte de Paul Thomas Anderson.

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  • birulune 12 juin 2018
    Magnolia - la critique

    Le film m’avait retourné. Tom Cruise a mérité son oscar (il l’a eu, non ?). Un film sur le pardon. Pardonner à soi-même ou aux autres, et ce fichu thème récurrent du père démissionnaire (ou pire encore, voire criminel) dans les films d’Anderson. Phillip Seymour Hoffman apparaît pour un mini-rôle et il est aussi larmoyant que les autres. Tout émeut dans ce film. Peut être trop. D’où sa longueur. Rien ne nous est épargné. L’homo refoulé veut un appareil dentaire, le bon flic trop lisse cherche l’amour, la junkie se prostitue mais cherche finalement l’image d’un père rassurant, le gourou mégalo miso essayait d’égaler son père en ce qui concerne la cruauté et l’objétisation des femmes, et le burn out général cathartique n’épargne pas nos têtes blondes, le gamin du jeu télé et son petit soliloque sur les "enfants mignons-mignons" est croquignolesque,faut dire qu’aucun personnage est posé dans une situation normale, tous doivent affronter une scène particulièrement gênante et la caméra du réalisateur semble s’attarder uniquement sur ces moments précis de gêne absolue (se pisser dessus en public, se faire emmerder par un pharmacien zélé quand on va chercher sa dose, être en train de mourir et le monde continue, et toute la panoplie des mauvais choix que l’on fait pour compenser la honte, les solitudes diverses et le passé qui rattrape toujours celui qui veut oublier)

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