Critique

CINÉMA

Prometheus - la critique

L’engeance de l’art

Le 17 juillet 2013

Trente-deux ans après Alien, Sir Ridley cambriole une seconde fois l’olympe de la SF et en redescend majestueusement, les poches remplies de feu sacré. Chronique d’une renaissance.

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  • Frédéric Mignard 29 mai 2012
    Prometheus - la critique

    Une oeuvre monumentale, établie par un artiste visionnaire, mais qui manque peut-être d’émotion ou de grands frissons. Alien, premier du nom, était une leçon de sobriété et de peur ancestrale dans un genre de SF horrifique. Vu les enjeux narratifs de Prometheus qui aime lorgner vers la métaphysique, on aurait pu attendre des sentiments tout aussi vertigineux...
    Reste un spectacle total, armé de comédiens qu’on aime vraiment et d’effets spéciaux époustouflants.

  • Jean-Christophe Malévialle 30 mai 2012
    Prometheus - la critique

    Formellement, le dernier Ridley Scott s’impose aux spectateurs comme une œuvre magistrale, tant par la qualité de ses décors et de ses costumes, que par sa photographie. Il est aisé d’user de superlatifs pour l’évoquer. Sur le fond, Prometheus ne se vautre pas dans l’argile originelle. Bien au contraire. Le scénario, tissant des liens avec Alien le huitième passager, puise allégrement dans la mythologie grecque et propose une certaine vision anthropogénique non exempte d’une réflexion métaphysique. Hautement recommandable.

  • roger w 4 juin 2012
    Prometheus - la critique

    Esthétiquement superbe, Prometheus est un prequel plutôt réussi qui parvient à intéresser de bout en bout. Porté par des images superbes, une 3D efficace et des acteurs investis, le film permet de revisiter l’univers d’Alien, tout en s’en démarquant suffisamment pour offrir du nouveau. Si certains passages s’avèrent plus faibles, l’ensemble est de très bonne tenue.

  • Frédéric de Vençay 10 juin 2012
    Prometheus - la critique

    On pourrait légitimement s’énerver à constater que "Prometheus", fort d’un matraquage marketing (presque) sans précédent et d’une odeur de film culte annoncé, ait pu se monter sur un matériau de base aussi chancelant : le scénario de Lindelof et Spaihts, clairement bourré d’incohérences, de facilités et de raccourcis hénaurmes. Pour ceux qui pourraient opposer qu’il ne faut attendre, d’un spectacle comme celui-là, que sa magnificence visuelle (et elle est au rendez-vous), on pourra répondre que les ambitions (philosophiques, métaphysiques, cinématographiques) de Ridley Scott dépassent de très loin le roller-coaster. Références grossières, script expédié, conduite de récit d’une bêtise rare (digne de certains de ses rejetons hollywoodiens les plus dégénérés), le réalisateur se plante en beauté sur le terrain néo-mythologique et ne signe pas de nouveau classique de la SF. Alors, que reste-t-il de "Prometheus", à part des promesses non remplies ? De belles images principalement, un début franchement intriguant et quelques séquences très réussies, mais qui ne se comptent que sur les doigts d’une main. Petite mention à Michael Fassbender, qui tisse un début de réflexion sur le devenir-cyborg (coucou "Blade Runner"), intéressante quoiqu’avortée en cours de route.

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