Secret sunshine

Spotless mind

Le 16 mai 2008

Un mélodrame inégal irradié par Jeo Do-Yeon, "actrice sunshine". Par le réalisateur d’Oasis.

Vos avis

  • 27 avril 2009, par Norman06

    Une œuvre flamboyante, par l’auteur de Peppermint Candy et Oasis. Des ruptures de ton surprenantes et un récit mené de main de maître, sous un classicisme apparent. Jeon Do-yeon n’a pas volé son prix d’interprétion féminine à Cannes.

  • 29 janvier 2011, par Jujulcactus

    Lee Chang-Dong aime les portraits de femmes bléssées, tout en retenue dans « Poetry », il a laissé exprimer sa douleur et sa haine dans « Secret Sunshine ». L’histoire d’une femme et de son fils qui s’en vont vivre dans la petite ville natale du mari décédé... La jeune femme veut tenter de repartir à zéro, d’oublier, de tourner la page... Mais comme une malédiction, le sort s’acharne de nouveau sur elle.. Le film repart alors sur ses questions initiales mais avec une nouvelle dimension : le deuil, l’oubli, et le pardon. Une grande réflexion est d’ailleurs menée sur cette dernière notion à travers la religion protestante notamment, puisque l’héroïne va s’y réfugier, s’y épanouir mais aussi se rendre compte de ces limites lors d’une scène saisissante à la prison. La force dramatique incroyable de cet oeuvre repose sur cette faculté à poser des questions pertinentes et profondes dans un récit en apparence simple mais également sur son actrice principale (Jeon Do-Yeon), dans un rôle très psychologique elle prouve qu’elle est une des plus grande actrice du moment (C’est elle qui était à l’affiche de The Housemaid cette année). Elle dégage toute une palette d’émotions, avec une force et une fragilité déconcertante, elle vous prend aux tripes, sa descente aux enfers est abominable, cruelle mais résonne pourtant tellement juste. Son personnage complexe et ses allusions saisissantes sur son passé, nous intrigue au premier abord mais nous gagne progressivement. Song Kang-Ho qui l’accompagne, garagiste du coin intéressé par la jeune femme, injecte au drame familial une petite touche de légereté, il confirme (s’il y avait encore besoin) qu’il est lui aussi un des plus grands acteur du moment (notamment remarqué dans « Thirst », « The host », « Le bon la brute et le cinglé »...). La réalisation épurée mais très jolie laisse apprécier la justesse incroyable des acteurs. La douce musique qui berce le film rajoute de sa superbe. Si on croit le réalisateur un peu perdu dans son traitement de la religion au milieu du film, il s’en sort au final avec les honneurs, donnant encore plus de poids à son intrigue par la suite. Surprenant parfois, le film distille avec beaucoup de lumière une histoire cruelle de deuil et de folie, attaché à cette femme pourtant difficile à cerner on est boulversé. Un sujet qui aurait pu tomber dans le mélo foireux s’il s’était plus concentré sur les évenements en question que sur la reconstruction d’une femme .. Magistral, voilà un grand film de plus au rayon sud-coréen, âmes sensibles s’abstenir même armées de mouchoirs...

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