Vera Cruz - la critique

Goldfingers

Le 23 novembre 2017

Les aventures picaresques d’une paire d’anthologie dans un western qui dynamite les codes du genre.

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Vos avis

  • 5 juin 2009, par ivanovitch2a

    Curieusement, Vera Cruz est le premier western réalisé dans le style de la fin des années 60 : héros cyniques, humour, critique ascerbe de la révolution qui ne semble n’engendrer que des profiteurs de guerre au détriment des population oprimées.

    Les deux seuls éléments qui nous ramènent aux années 50 est la photographie (encore un peu lisse) et l’âge de Lancaster. Mais ici la révolution westernienne se met en marche et l’on retrouve certaines tendances chères à Léone ou Peckimpah : Héros mal fagotés, héroïne manipulatrice, fin d’une époque. Les héros sont fatigués, et le plus jeune des deux qui pourrait assurer la continuité meurt.

    Nous avons ici un film qui est plus proche de "Butch Cassidy et le kid" et de "la Horde sauvage" que de ceux de son époque. L’Ouest est mort et le western condamné à disparaître. Il faudra 7 ans pour que Ford livre une réflexion proche dans "l’homme qui tua Liberty Valence" (un autre chef d’oeuvre absolu).

    Il s’agit aussi d’une oeuvre qui parle d’amitié, de rédemption, qui pose la question de la légitimité des pouvoirs en place. Il est même étonnant que la censure n’ait pas été plus féroce aux USA. Aldrich fut un opposant majeur au macarthysme et l’on comprend pourquoi en voyant ce film.

    A voir, à revoir, à méditer...

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