Gags éventés, situations téléphonées, formatage culturel irritant... La comédie est triste.
L’argument : Le plus grand musée du monde vient d’accueillir de nouvelles expositions, et parmi elles, l’ancestrale tablette des pharaons aux pouvoirs magiques. Désormais la nuit, toutes les animations du musée prennent vie ? y compris le maléfique pharaon Kahmunrah, et ses acolytes Al Capone, Ivan le Terrible et Napoléon.
Le gardien de musée Larry et ses vieux amis le Président Roosevelt, Attila, T-Rex, le Romain Octavius et Jedediah le cowboy vont devoir livrer une bataille acharnée et délirante contre ces animations malintentionnées.
© Twentieth Century Fox France
Notre avis : L’acteur Ben Stiller et le cinéaste Shawn Levy rempilent une fois de plus après l’étonnant succès du médiocre La nuit au musée. Avec des recettes mondiales s’élevant à plus de 580 millions de dollars, il fallait s’attendre à voir débarquer une suite qui donne dans la surenchère. Plus ambitieux de par son nouveau cadre - l’intrigue se situe désormais dans le plus grand musée du monde - , ce nouvel opus recycle tous les éléments qui ont fait le triomphe du premier, tout en oubliant de raconter une histoire. Insipide par manque de ressort narratif, le scénario se contente d’accumuler des gags poussifs visant à plonger le gardien de nuit au milieu d’un musée animé. Rien de nouveau sous le squelette, donc.
© Twentieth Century Fox France
Au menu, les gamins pourront réviser leurs classiques de la culture mondiale tout en s’amusant des pitreries d’un Ben Stiller devenu pour l’occasion une sorte de Robin Williams du pauvre. Tandis que les seconds rôles cabotinent méchamment (Hank Azaria et notre Alain Chabat national en font des tonnes), le réel potentiel comique de Stiller est noyé sous l’avalanche d’effets spéciaux et de situations convenues. Rapidement dépassé par l’ineptie d’un script qui n’apporte rien de neuf, le spectateur trouve le temps long entre deux ou trois sourires arrachés au forceps. Sans aucun relief, la réalisation de Shawn Levy est bassement illustrative et ne livre qu’un produit formaté pour plaire au plus grand nombre. Pour être sûr de n’égratigner personne, les tyrans du film sont finalement chatiés par la statue d’Abraham Lincoln, incarnation de la droiture démocratique face au désordre. Et les figures historiques finiront par retrouver leur place dans le cœur des jeunes enfants en devenant des attractions bien plus amusantes qu’auparavant. Cette version live de La culture pour les nuls achève définitivement d’être horripilante par sa volonté de brosser le consensus mou dans le sens du poil. Tous aux issues de secours !
© Twentieth Century Fox France