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lundi 28 décembre 2009

  Le Rec moins ultra

Rec 2 - la critique

 

 

L'avis des internautes (1 avis -  - Moyenne :  )

1 avis

Une suite efficace mais moins jubilatoire, qui a tout de même l’audace de prendre une orientation originale vis-à-vis de son prédécesseur.
ATTENTION CETTE CRITIQUE CONTIENT DES SPOILERS.

L’argument : Les autorités viennent de perdre le contact avec les occupants de l’immeuble mis en quarantaine. Personne ne sait vraiment ce qui se passe à l’intérieur. Dehors, le chaos règne...La brigade d’intervention spéciale, équipée de plusieurs caméras et envoyée sur place pour analyser la situation, va devoir affronter une menace bien réelle...

Attention cette critique contient des spoilers qui risqueraient de gâcher la surprise des spectateurs qui n’auraient pas décrypté la fin du premier volet.

Notre avis : [Rec], premier du nom, était un chef d’œuvre d’angoisse d’un réalisme troublant. Ses deux cinéastes, Jaume balaguero et Paco Plaza, jouaient avec les codes de la télé réalité, présentant une journaliste sur le terrain, bien décidée à tout filmer comme si sa vie en dépendait. Les deux auteurs dénonçaient ainsi le voyeurisme des médias à travers une équipe de télévision, prise à son propre piège et bel et bien contrainte de montrer la mort, à commencer par la leur, alors que chaque habitant de la résidence où se déroulait leur reportage, était saisi d’une rage meurtrière, au contact du sang ou de la salive. Seulement voilà, les deux Espagnols malins avaient de la suite dans les idées et, à la toute fin, faisaient subtilement glisser le métrage dans le surnaturel religieux (cf la critique de Rec 1)...

Des spoilers après la photo

(JPEG)

Spoilers

C’est sur cette piste que sera entièrement construit le deuxième volet. Alors que le chapitre originel (que l’on pourrait désormais sous-titrer « Contagion ») rendait constamment hommage à 28 jours plus tard pour le réalisme de la caméra et la frénésie de ses enragés, ainsi qu’à La nuit des morts vivants pour le huis-clos social, ce deuxième épisode se résumerait presque à un mélange entre Démons et L’exorciste, en choisissant une orientation fantastique que l’on pourrait cette fois-ci baptiser « possession ».

Fin des spoilers

(JPEG)

Fin de spoilers

Ainsi, contrairement à Descent 2 qui se contentait d’appliquer les mêmes formules que le glorieux premier volet, ici, Rec 2 se veut singulier et possède sa propre personnalité. Si le suspense passe toujours par le même procédé narratif (la caméra subjective), il se révèle moins porté sur l’horreur (c’est généralement moins sanglant), que sur l’action, à la façon d’Aliens de James Cameron.
Au jeu du suivi de l’information par l’outil numérique, les deux auteurs réalisent un quasi sans faute. Ils brillent d’ingéniosité quand il s’agit de mettre en scène le spontané, faisant montre d’un sens de la réalisation particulièrement efficace. Ils superposent ainsi, sans rentrer dans le détail de l’intrigue, trois niveaux de récits avec des caméras différentes, offrant une foison de points de vue et attisant ainsi avec la curiosité des spectateurs. Celle-ci sera au final à chaque fois satisfaite, puisqu’ici, chaque mystère trouve son explication en son temps.
Toutefois, on peut tempérer son enthousiasme vis-à-vis de cette suite. Chaque audace a un prix. L’éloignement vers le fantastique et l’épouvante ne rend pas la trame aussi terrifiante que l’on pourrait l’imaginer. Il amputerait même le sentiment de réalisme et donc de peur. Sans oublier que certains rebondissements prêtent à rire, comme la découverte de l’origine du commando, envoyé dans l’immeuble au tout début du métrage, ou l’insertion de quelques ados au cœur de la résidence. Celle-ci ne se justifie que par la volonté de la production de vouloir flirter avec une audience jeune et sert de moyen peu convaincant pour recharger les batteries des caméras des deux cinéastes espagnols et celles de leurs protagonistes.
Heureusement, malgré ces creux, les deux compères parviennent, par moment, à rétablir la terreur pure. Comme dans le premier opus, elle est tantôt sourde, tantôt hystérique. Et après une bonne dose de scènes d’action où l’on mitraille plus que l’on ne charcute, ils concluent sur une scène d’effroi viscérale d’une dizaine de minutes qui déroule le tapis rouge à l’inévitable Rec 3. Dans ces conditions, on ne dit pas non !

(JPEG)





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