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Rec - la critique

C’est arrivé près de chez vous

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Note moyenne des internautes :

- Durée : 1h20mn
- Interdit aux moins de 12 ans
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Entre Le projet Blair witch et 28 jours plus tard, un sommet d’angoisse viscérale accueilli triomphalement en Espagne, son pays d’origine. Légitime pour un authentique chef d’œuvre du genre qui devrait faire date !

L’argument : Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit. Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n’imagine pas à quel point !

Notre avis : Ceux qui ne le savent pas encore peuvent se mettre au parfum. Le genre horrifique n’est pas mort, loin de là. La preuve en image avec le dernier bijou de Balaguero (La secte sans nom, Fragile), qui confirme un peu plus son statut de maître avec cette nouvelle date dans l’épouvante. Associé à Paco Plaza, un autre officier espagnol du genre horrifique, à la renommée inférieure et au talent moins évident pour le coup (Les enfants d’Abraham était un ersatz de la Secte sans nom sans grande saveur), le voilà en train de redéfinir les préceptes de la peur en sondant les cauchemars de chacun et en les transposant à l’écran de manière brute et primaire, avec pour unique objectif de susciter des émotions fortes, spontanées et irrationnelles, chez le spectateur cynique en mal d’effroi. Le résultat est saisissant : le trouillomètre atteint des sommets.
Pour parvenir au paroxysme de la terreur, les deux compères refusent d’obéir aux formules horrifiques, à l’exception de celle de l’incontournable huis clos (le gros de l’action se déroule dans une résidence, foyer d’une épidémie meurtrière, qui est condamnée par les autorités, alors qu’à l’intérieur ses occupants s’entretuent). Seulement le cadre est présenté selon un point de vue réaliste, comme pour vulnérabiliser le spectateur, qui se retrouve ainsi plongé dans un quotidien qu’il ne connaît que trop bien, devenu soudainement furieux et apocalyptique.
Le réalisme avant tout ! Cadre banal qui pourrait être un bâtiment du coin de votre rue, panel de comédiens au physique quelconque reflétant monsieur et madame tout le monde, refus de l’esthétisation, du montage tape à l’œil et de l’usage de toute bande originale, car après tout il n’y a pas de musique de fond dans la vraie vie. Pas de doute, la contagion arrive bien près de chez nous !
Participant à la claustrophobie du suspense et à sa saisissante crédibilité, le point de vue est unique. Il s’agit de celui de la caméra d’une équipe de journalistes locaux officiant pour une émission que l’on devine poubelle et voyeuriste. On les suit accompagner des pompiers appelés une nuit pour secourir une petite vieille hystérique de douleur, confinée dans son mausolée d’appartement. Rec se veut donc être l’enregistrement de ces deux journalistes, tourné caméra à l’épaule, avec pour seuls effets de montage les interruptions de tournage alors qu’ils doivent éteindre la caméra (écran noir !) ou lorsqu’ils la rallument. L’idée, empruntée à Cannibal holocaust et au Projet Blair witch, n’est pas originale, et ne cherche jamais à l’être, mais parvient à alimenter avec une impression de véracité inquiétante l’imprévisibilité de la trame. L’objectif est ici de brouiller les pistes du rationnel par l’émotion immédiate, forcément donc incontrôlable et hystérique. C’est cette émotion d’effroi qui nourrit l’instinct de survie des protagonistes dans la détresse la moins enviable. Difficile alors de deviner les rebondissements à venir, même si l’extrême pessimisme de l’ensemble interdit a priori tout happy-ending.
Cette vision peu glamour et immanquablement populaire de la société dont aime se repaître la télé-réalité, rappelle un peu l’aspect documentaire des premières images de Zombies où l’on voyait les foyers de morts vivants se développer parmi les classes populaires et en particulier chez les immigrés. Comme dans le Romero, la contamination cannibale va sévir, faisant écho à un cliché raciste du bourgeois bien établi selon lequel le Mal viendrait de l’autre, de l’étranger et de ses coutumes barbares. Réaliste, social et viscéral, Rec ose pourtant un instant s’éloigner des films de contagion post 11 septembre en flirtant avec le surnaturel. Il nous soumet en plus une piste religieuse pour accentuer la monstruosité d’un final absolument glaçant, parmi les plus réussis du genre, qui nous isole dans notre angoisse de spectateurs malmenés. Bref, une pure bombe de terreur parmi les plus remarquables de la décennie !

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Frédéric Mignard


Les avis des internautes

 

> Rec

Par roger w

Véritable coup de poing que ce Rec, à la fois effrayant et d’une absolue maîtrise sur le plan formel. Nous faisant sursauter un bon nombre de fois, les deux réalisateurs espagnols ont réussi haut la main leur pari et signent un des meilleurs films d’horreur des années 2000. Rien que ça.

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> Rec

Par Jeds

Alors REC, c’est quoi ? Ben c’est une petite équipe (ils sont deux) de journalistes qui passent une nuit avec les pompiers. Et ils aimeraient bien qu’une intervention ai lieu histoire d’avoir de la matière pour leur reportage. Chouette, une vieille dame a appelé au secours. Allez hop c’est partiiiii tout le monde part dans le camion et on va chez la vielle dame ! Côté scénario : Alors le scénario est plutôt bien monté. Tout arrive progressivement et nous sommes en présence d’un pur "survival movie" (un film où le but est de survivre). Il est difficile (...)

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> Rec

Par lamazelle

Bonsoir ! Voilà un film d’épouvante qui honore le genre ! L’ambiance télé-réalité est reproduite avec brio. Les instigateurs du banal reportage, avec la quête du scoop à tout prix, sont mis à rude épreuve. Le spectateur se retrouve embarqué au cœur de l’horreur grâce au réalisme saisissant des images et au procédé de narration. Redoutable ! Jusqu’où n’irait-on pas pour avoir l’image choc !

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