Un récit initiatique animé facétieux qui respire la poésie artisanale. Précieux.
L’argument : U, une licorne, vient au secours de Mona, une petite fille désespérée par la cruauté de ses parents adoptifs. Le temps passe, Mona grandit et se transforme en une jolie adolescente rêveuse et très préoccupée par son aspect physique...
Notre avis : Pour ceux qui n’étaient pas encore au courant, l’animation française se porte bien, très bien même. Il suffit de voir les charmes picturaux et narratifs de U pour ne plus en avoir le moindre doute. De l’animation artisanale au rendu particulièrement séduisant à mille lieues du numérique ; une musique inspirée de Sanseverino et un joli casting de voix (Isild Le Besco en premier). Un vrai travail d’équipe qui sent bon l’atelier poussiéreux, par le réalisateur et le scénariste de Loulou et autres loups. Difficile alors de ne pas succomber aux plaisirs conjugués de cette production de qualité.
U, c’est avant tout un univers de conte de fées quelque peu mélancolique, avec en fond de toile une côte rocheuse que l’on croirait bretonne, une grande tour lugubre et des personnages insolites comprenant une princesse chienne longiligne sensible à l’éveil des sens, une licorne (la fameuse U du titre) ange gardien en pleine crise existentielle, un chat à longue queue, des lapins, lézard et autres rats musqués aux designs simples mais singuliers, dignes des meilleurs contes pour enfants. Un univers à la beauté graphique reposante, nourrie à la bonhomie et aux sous-entendus coquins (pour amuser les plus grands spectateurs). Un vrai bonheur enchanteur à découvrir à partir du 11 octobre, avant la sortie le 25 de l’imposant Azur et Asmar de Michel Ocelot, l’autre production animée française du mois. Cocorico.