Une comédie musicale pataude et éculée destinée exclusivement au public adolescent. Gare aux intrus !
L’argument : Rebelle dans l’âme, Tyler Gage a passé toute sa jeunesse dans les bas quartiers et les mean streets de Baltimore, et sait aujourd’hui qu’il ne se tirera d’affaire qu’en rompant avec son milieu. Son seul atout, bien mince : un don naturel pour le hip-hop, qu’il pratique d’instinct, pour son seul plaisir...
Ambitieuse et douée, la belle Nora a grandi au sein d’une famille bourgeoise qui a encouragé très tôt sa vocation, et finance ses études de danse classique à la prestigieuse Performing Arts High School.
Tyler et Nora : deux mondes diamétralement opposés, deux talents, deux passions dont la rencontre explosive sera à l’origine d’un étonnant conte de fée musical...
Notre avis : Passons vite sur Sexy dance, comédie dramatique et musicale proprette, respectant à la ligne toutes les formules d’un genre qui n’intéresse plus grand monde d’adulte depuis Fame et Chorus line mais que l’on ressort régulièrement au public adolescent dans l’espoir d’un hit facile et peu coûteux. Récemment Bootmen et Danse ta vie ont tenté leur chance avec plus ou moins de bonheur, mais c’est surtout Save the last dance qui a épaté tout le monde avec ses 100 millions de dollars au box-office américain. Sexy dance s’en inspire plus qu’il ne faut. Mélangeant les origines sociales de ses protagonistes, leurs couleurs et donc leurs musiques, le film se veut être un beau message d’espoir sur fond de chorégraphie fashion et hot pas impressionnante pour un sou. Le casting aux muscles saillants d’un côté et au joli minois de l’autre fera rêver les minettes et les garçons à casquette, mais apparaîtra bien transparent aux yeux des plus grands. Ces derniers ne pourront que baîller poliment devant ce spectacle sans âme et sans saveur réalisé à la sauvette par une chorégraphe sur le retour qui aurait mieux fait de ne jamais quitter la scène.