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Ator l’invincible - la critique

Ator ou à raison ?

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Note moyenne des internautes :

Un sous-Conan où les barbares sont sapés comme des chanteurs glam-rock et jouent comme des endives, cela vous tente ?

L’argument : Le grand prêtre de l’araignée opprime le peuple depuis mille ans. Le guerrier venu l’affronter a été vaincu, mais une prédiction annonce la venue de son fils, Ator, qui, lui, vaincra le despote. Ce dernier envoie alors ses sbires à la recherche du nouveau-né. Mais Ator est sauvé de ce nouveau massacre des innocents par un sorcier patibulaire nommé Griba, qui le confie à des parents adoptifs. A l’âge adulte, Ator se prépare à se marier avec Sunia, sa soeur adoptive, mais celle-ci est enlevée lors de la cérémonie par les guerriers de l’araignée, après un violent massacre. Ator décide de la retrouver et d’en finir avec son ennemi juré. Il va rencontrer Griba qui va lui apprendre à se battre, et l’envoyer à la recherche d’un bouclier magique qui rend invincible...

Notre avis : Lorsque Joe d’Amato, artisan du bis italien qui s’est fait connaître avec bon nombre de films pornographiques et quelques bandes horrifiques bien craspec (Blue holocaust en 1979 et Anthropophagous l’année suivante) apprend que les studios américains mettent en chantier une version très attendue de Conan le barbare (1982), il saute sur l’occasion pour donner sa propre version du mythe. Toute ressemblance entre le scénario d’Ator l’invincible (1982) et celui du chef d’œuvre de John Milius n’est absolument pas fortuite puisque le cinéaste se livre ici à un décalque à peine déguisé. On retrouve au coeur de l’histoire un colosse dont le village a été anéanti par un tyran sanguinaire, mais aussi chaque étape de sa quête de justice : le costaud de service est d’ailleurs épaulé par une guerrière blonde qui ressemble à s’y méprendre à la Valeria du film de Milius, tandis que son voyage passe par la fréquentation peu recommandable d’une sorcière libidineuse, avant de se battre dans l’antre du méchant gardé par une araignée géante (à la place du serpent du Conan version Schwarzy).
Toutefois, il est rigoureusement impossible de confondre les deux œuvres tant Joe d’Amato sabote son projet à chaque seconde. Emmené par un Miles O’Keeffe tout juste sorti du naufrage Tarzan, l’homme singe (1981) de John Derek, le casting semble se livrer à un concours affligeant de la plus mauvaise performance. Attifés n’importe comment (les vêtements et les coupes de cheveux sont juste improbables), les acteurs déclenchent l’hilarité dès qu’ils tentent de déclamer des tirades écrites à la truelle. Et que dire de la réalisation qui confine à l’amateurisme le plus consternant. Les combats n’arrivent jamais à susciter la moindre tension, tandis que la pauvreté des décors et des effets spéciaux ruine les quelques efforts parcimonieux du cinéaste. Même lors de la séquence finale, l’araignée tant désirée joue l’effarouchée en ne dévoilant que trois pattes velues en arrière-plan. Si l’on ajoute à cette tambouille déjà fort indigeste la présence irritante d’un petit ourson aussi inutile que ridicule afin de capter le public de moins de 10 ans, et un rythme qui ferait passer du Tarkovski pour du Michael Bay, Ator l’invincible est un naufrage intégral. Il n’est tout de même pas interdit de garder dans un coin de votre mémoire l’accoutrement glam rock de Miles O’Keeffe, pour le cas où vous seriez invités au prochain concours de l’Eurovision.
Réussissant l’exploit d’être encore plus nul que Yor, le chasseur du futur, de son compatriote Antonio Margheriti, Joe d’Amato n’a pas trouvé mieux que de remettre le couvert une seconde fois avec le bien nommé Ator l’invincible 2 (1984). Enfin pour les puristes, n’oublions pas de mentionner l’existence d’un Iron Warrior (Alfonso Brescia, 1987) où Miles O’Keeffe revient jouer le barbare une dernière fois, ainsi qu’un Ator l’invincible datant de 1990 toujours de Joe d’Amato, mais cette fois interprété par Eric Allan Kramer.

Virgile Dumez


Les avis des internautes

 

Ator l’invincible - la critique

Par Frédéric Mignard

Un pur produit, tourné sans aucun respect pour le spectateur, dans la volonté de réduire les efforts et les ambitions artistiques au néant ! Un tel naufrage ferait presque passé Yor ou Ironmaster pour des bons films, c’est pour dire. Revoyez Conan le destructeur, même cette merdouille signée Richard Fleischer est encore mieux.

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