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Batman begins - La critique

Batcinéphile

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Note moyenne des internautes :

La magie Batman ressuscitée par Christopher Nolan. Une réussite éblouissante et indiscutable.

L’argument : Batman begins explore les origines de la légende de Batman et la naissance du Chevalier Noir qui se bat pour faire régner le bien dans Gotham. A la suite du meurtre de ses parents, Bruce Wayne parcourt le monde pour combattre l’injustice et ceux qui font régner la terreur dans le monde. De retour à Gotham, il devient Batman, justicier masqué qui utilise sa force, son intelligence et un arsenal d’instruments high-tech pour combattre les forces du mal qui menacent la ville.

Notre avis : Inutile de céder aux comparaisons entre ce Batman begins et les autres opus de la saga dont ceux signés Tim Burton : ce volet de Christopher Nolan, réalisateur virtuose de Memento et Insomnia, possède un style si brillant et singulier qu’il ridiculise la concurrence et ne ressemble qu’à lui-même. Le grand retour du mythe Batman, assassiné il y a huit ans par Joel Schumacher avec son insupportable Batman et Robin, donne lieu à un grand film, divisé en deux parties très distinctes (l’une intimiste, l’autre spectaculaire) qui passe par une palette d’émotions très variée et propose une foultitude de sous-intrigues toutes parfaitement menées et regroupées. La densité et la complexité qui émanent de ces écheveaux confèrent une richesse thématique et un ton morose, nouveaux et diablement efficaces.
En s’inspirant de Batman : year one, comic book de David Mazzucchelli et Frank Miller, Christopher Nolan reprend le mythe de Batman à son origine et obéit aux délicieuses lois de la gradation, en faisant commencer son histoire comme un drame poignant pour progressivement bifurquer vers le fantastique voire l’horreur (les scènes finales, apocalyptiques, évoquent George Romero et ses zombies). Certes, si les dix premières minutes, totalement dépourvues de la fantaisie inhérente à la saga, peuvent laisser craindre le pire, la démarche artistique, déroutante et subtile, qui consiste à privilégier la psychologie du personnage aux effets pyrotechniques, prend de la valeur au fil du récit.
Par la grâce d’une distribution éblouissante (dominée par un Christian Bale habité), Christopher Nolan transcende le canevas d’origine par l’intelligence suprême d’un script qui fuit comme la peste les facilités et la maestria d’une mise en scène qui, malgré des scènes d’action surdécoupées, reflète les états d’âme, la confusion intérieure et la vie schizophrène d’un héros fragile et tourmenté. Rares sont les films qui parviennent à tenir de telles ambitions et à montrer autant de respect envers leur public. On peut ne pas apprécier le genre mais il faut être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas reconnaître les vertus de ce blockbuster formidable qui ne sombre à aucun moment dans les coutumes hollywoodiennes.

Le DVD


Le(s) supplément(s) à ne pas rater : L’édition collector réserve de nombreux petits modules qui reviennent sur la fabrication de ce Batman begins, de sa genèse à ses effets spéciaux, en passant par les cascades en tout genre (combats, course-poursuite, etc). On retiendra surtout l’implication de Christian Bale qui, après avoir pris (trop) de poids, a dû en reperdre afin de pouvoir se glisser dans le costume du justicier. Sa capacité à apprendre et maîtriser les arts martiaux est aussi impressionnante. Le documentaire Sauvons Gotham (la scène finale du métro) est l’un des plus intéressants proposés : tous les artifices du cinéma sont savamment utilisés - câbles, numérique, maquettes, pyrotechnie. Même intérêt suscité par le Voltigeur (comprendre la Batmobile) dont les performances mécaniques ne sont pas truquées. Enfin La construction de Gotham City démontre toute l’efficacité des derniers effets spéciaux numériques dits discrets servant à l’édification d’une ville imaginaire (en fait largement inspirée de Chicago).

Image & son : Très belle image toute en contraste qui fait la part belle à la photographie nuancée du film. Aucun défaut pour une fluidité à toute épreuve même pendant les morceaux de bravoure. Constat identique au niveau du son avec un Dolby Digital 5.1 (français ou anglais) qui ne laisse rien au hasard. Les pistes sont électrisantes et emplissent l’espace d’une tension sonore sans équivalent. La scène finale est un moment d’anthologie en ce sens.

Edgar Hourrière, Romain Le Vern


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Par bbjj83

Ce film est vraiment bon. Christian Bale est parfait dans ce rôle. Une fois ce Batman vu, on se demande comment on a pu se passer de lui avant tellement le rôle lui colle très bien à la peau. Je ne pense pas que ce Batman soit vraiment comparable aux autres mais il doit être absoulement vu par ceux qui aiment la fameuse chauve-souris.

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Par andrebazin

Batman Begins ou comment réveiller la bête endormie. Joel Schumacher avait bien failli nous le tuer, notre Batman, avec ces « clooneries » dans Batman & Robin (vous savez, cet opus où Georges Clooney / Batman fait des blagues du genre « alors freeze, ça te défrise »). Puis il y eut Christopher Nolan, le réalisateur génial de Memento et d’Insomnia. Puis il y eut Christian Bale, l’acteur génial de « The machinist » et d’ « American Psycho » (entre autres). Le résultat : un retour aux sources salutaires où notre héros préféré gravite à nouveau dans un vrai univers, (...)

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